
"Les immeubles effondrés, calcinés, éventrés." J’avais toujours eu un faible pour cette vision de la vieille rengaine punk. Le problème, c’est que ça ressemblait désormais plutôt fidèlement à la réalité qui m’entourait. Pas eu le temps de me rendre compte de ce qui était en train de se passer (une attaque ? une centrale ?), j’ai dû m’évanouir, j’ai dû dormir. Longtemps. Je errais parmi les ruines. Un petit chiot, tout famélique, me fit comprendre que je ne pouvais ni ne devais pas être le seul survivant de ce cataclysme. Il m’allait maintenant falloir entamer une longue marche à la recherche d’un peu de compagnie pour partager ma peur, à la recherche de ce genre humain que j’avais toujours cru haïr.
ZeroS
on fév 1st, 2010 at 9:56 pmJouissive distorsion. Une heure de bonheur, mais tympans ne s’en remettent pas, ils pleurent encore !