Danièle Ruskin - Le nageur, Gustave Caillebotte
Danièle Ruskin - Le nageur, Gustave Caillebotte

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Type
Autre
Culture
Sport
lundi 10 juin 2024
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Bonjour ! Je m’appelle Danièle, et je vais vous parler de plongeon, de pastel et de sport.

Il s’agit d’une œuvre qui s’appelle Le Nageur ou encore Le Baigneur, et elle a été réalisée par Gustave Caillebotte en 1877. Caillebotte est un peintre du XIXe siècle, contemporain de Claude Monet et Auguste Renoir.

Au premier plan se trouve un jeune garçon et au second plan une rivière qui occupe les trois quarts de l’œuvre. Ce pastel représente le jeune garçon vu de dos, portant un costume de bain à rayures bleues et blanches, qui se tient immobile, debout sur un plongeoir fixé à la rive. On le voit courbé en avant avec les mains jointes, s’exerçant à plonger dans cette rivière de l'Yerres près de la propriété familiale du peintre, un jour d’été. Avez-vous déjà plongé dans l'Yerres ? 

À droite un personnage en peignoir blanc observe. L’eau est limpide, palpable. Le ciel s’y reflète. Le plan d’eau et le feuillage se fondent dans un camaïeu de bleus et de verts. Cette œuvre de taille moyenne est un pastel sur papier qui se trouve au Musée d’Orsay de Paris. Il est rare pour Caillebotte d’utiliser le pastel qu’il réserve pour la représentation de scènes se déroulant dans le cadre familier de sa propriété. Ici, Caillebotte décrit son dernier été heureux et la fin d’une jeunesse insouciante. 

L’artiste appartient à une génération qui commence à s’intéresser aux bénéfices et plaisirs du sport et du plein air. Caillebotte met en scène un geste suspendu, l’instant qui précède l’action de plonger. Il ne recherche ni la beauté du mouvement ou de l’anatomie ni l’expression d’un visage. Il invente « une poésie nouvelle dans la peinture » (selon Serge Lemoine). On est donc très loin du cadre et de l’atmosphère d’une compétition olympique au cours de laquelle le jury évalue les sauts en fonction de la beauté des mouvements, leur complexité, et la qualité de l’entrée dans l’eau. Aux jeux, on distingue deux épreuves de plongeon : l’un d'un tremplin à trois mètres qui permet de rebondir, et l’autre, de la plateforme de haut-vol, fixe et rigide à dix mètres de haut. Cette discipline a été intégrée aux JO pour les hommes en 1904 à Saint Louis aux États-Unis, puis pour les femmes en 1912. Les épreuves synchronisées ont été ajoutées en 2000. 

Avant qu’il devienne un sport, on connaissait le plongeon depuis très longtemps, puisqu’on a retrouvé à Paestum en Italie, des fresques d’homme plongeant dans la mer, qui datent du Ve siècle avant notre ère. 

Le Nageur ou Baigneur, Gustave Caillebotte, 1877, pastel sur papier, H. 69 cm ; L. 88 cm, Paris, Musée d’Orsay. 


Texte et voix : Danièle Ruskin

Enregistrement : Hugo Passard

Montage : Jean Foucaud-Jarno

Musique & web : Philipp Fischer

Coordination : Julia Martin & Grégoire Verprat

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