Blanche Sabbah : en finir avec les princesses pass...
Blanche Sabbah : en finir avec les princesses passives !

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Magazine
Société
mercredi 10 juin 2026
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Dans ce nouvel épisode d’On se lève et on se casse, on reçoit l’autrice et dessinatrice Blanche Sabbah, à l’occasion de la sortie du premier tome de sa nouvelle bande dessinée, La Cité des Dames, Le Secret de Sikah, publiée chez Dargaud.

Avec cette BD d’aventure médiévale, Blanche Sabbah nous entraîne dans un monde de familles puissantes, de lignées, de secrets, de princesses, d’héritières et de rapports de pouvoir. Mais derrière les châteaux, les alliances et les grandes histoires de transmission, une question traverse le livre : qui raconte les femmes puissantes ? L’imaginaire médiéval n’a jamais manqué de figures féminines fortes, reines, fées, sorcières, guerrières, saintes ou dames de cour, mais elles ont souvent été racontées à travers le regard des hommes, entre idéalisation, sexualisation et menace. Avec La Cité des Dames, Blanche Sabbah déplace le point de vue : ses héroïnes ne sont pas là pour être sauvées, désirées ou punies, mais pour agir, choisir, comprendre, fuir, ruser et prendre leur place dans l’aventure.

Le titre fait évidemment écho à La Cité des dames de Christine de Pizan, publié en 1405, texte fondateur dans lequel l’autrice répondait aux discours misogynes de son époque en bâtissant symboliquement une cité peuplée de femmes illustres. Avec Blanche Sabbah, on parle donc de BD, de féminisme, d’héritage littéraire, de princesses qui ne restent pas à leur place, et de ce que les récits d’aventure peuvent transmettre aux jeunes lecteur·ices. Le tome 2 de La Cité des Dames paraîtra en janvier 2026.

En deuxième partie d’émission, on retrouve aussi la chronique de Chloé, Dynamythe, consacrée cette fois au mythe d’Atalante. Une héroïne de la mythologie grecque, chasseuse et coureuse exceptionnelle, qui permet de prolonger la discussion autour des femmes qui refusent les rôles qu’on leur assigne, des récits qui les mettent à l’épreuve, et de la manière dont les mythes peuvent eux aussi être relus à travers un regard féministe.

On se lève et on se casse
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