Benoît Coquil Pas perdu (édition Rivages)
Benoît Coquil Pas perdu (édition Rivages)

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Entretien
Culture
lundi 6 avril 2026
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L'émission était réalisée par Gustave. (merci) // Illustration : détail du bandeau @Gabriel Maffeïs (c) Reproduction interdite

Aujourd'hui, nous recevions Benoît Coquil pour son roman Pas perdu, aux éditions Rivages. Son précédent livre s'appelait Petites choses (Rivages Poche)

Où il a été question de campagne, de labyrtinthe, de masculinité, de coming-out, de maïs, d'écologie, d'agricultures, de paysages, de Rimbaud, de mythologie, d'applications de rencontres, de Borges, du Poitou, de l'Amérique du Sud.... et d'une conférence de l'auteur  intitulée « Rêver dans les archives ».

Le roman graphique évoqué s'appelle Voleur de feu (Editions Futuropolis). Il a été réalisé par Damien Cuvillier.

La chronique de début était consacrée à Les explorateurs de Iegor Gran aux éditions POL 

Mais avant de commencer, quels souvenirs gardez-vous de vos années lycée  ? 

C’est la question que se pose l’écrivain Iegor Gran dans son dernier roman. Retour vers le passé et les années 80, où une bande de garçons fait face à l’ennui d’une scolarité suivant des rails établis. Alors pour mettre un peu de fantaisie, ils vont imaginer que les profs viennent d’une autre planète ou du moins sont contrôlés par des puissances extraterrestres supérieures. Et le jour où leur professeur de mathématiques évoquera la planète Zugul… ils seront sûrs d’avoir vu juste. C’est le début de leur enquête où ils noteront tout ce qui confirme leur théorie. et c’est bien connu, quand on cherche des preuves, on en trouve. 

Derrière cette anecdote, Iegor Gran saisit l’occasion pour faire revivre son adolescence, quand l’arrivée du premier walkman est un évémenent (je me demande en disant ce mot walkman si ça évoque quelque chose chez l’auditeur vingtenaire.. pour faire simple c’est l’ancêtre du stream musical), mais aussi où dans une classe de lycée, il pouvait y avoir des élèves soutiens de l’URSS (la Russie soviétéique) et des enfants d’exilés, le père de l’auteur étnat un prisonnier politique ayant passé plusieurs années au sinistrement célèbre goulag

Mais c’est bien connu on n’est pas sérieux quand on a 14 ans.. ou disons qu’on est sérieux pour d’autres raisons que plus tard. À 14 ans, les vraies questions sont tout : les copains, les filles (pour cette bande de garçons hétéros). La vraie  vie est alors au lycée. 

Ce qui est très réussi dans ce roman, c’est qu’il n’est pas du tout nostalgique.. L’écrivain sexagénaire n’a pas du tout l’air d’avoir envie de retourner dans ce temps d’avant, quand, d’après certains c’était mieux, forcément mieux. Mais il semble y trouver une confirmation de ce qui fait la trame de son oeuvre : la preuve que nous vivons dans un monde décidément étrange et que sans humour ni fiction, nous ne nous sauverons pas.   

ça s’appelle Les explorateurs de Iegor Gran et c’est disponible chez POL.

Pendant l'émission, on a écouté  Kids returen Teenage dreams 

La Relève
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