Clara Boussion  Embraye, Louise (Ed l'Arpenteur)
Clara Boussion Embraye, Louise (Ed l'Arpenteur)

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Type
Entretien
Culture
lundi 23 mars 2026
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L'émission était réalisée par Gustave

Aujourd'hui, nous recevions l'écrivaine Clara Boussion (pardon pour le défaut de prononciation) pour son premier roman Embraye, Louise paru aux éditions L'Arpenteur

Où il a été question de génération, d'une jeune femme mutique, du silence (un luxe mais la panique pour un intervieweur), d'autobiographie, d'Anna Gavalda, des masters de création littéraire, de l'avis des amis, de la ville du Havre, de Die Antwoordt, de l'enfer.. et de bien d'autres choses encore 

La chronique de début d'émission était consacrée à La chambre de Vilhelm de Tote  Ditlevesen.

Mais avant de commencer, vous vous débrouillez comment avec vos ex ? 

Rassurez-vous la relève ne se transforme pas en émission de libre antenne ce soir. Cette accroche c’est pour évoquer un des romans les plus singuliers qu’il m’ait été donné de lire depuis longtemps : La chambre de Vilhelm de l’autrice danoise Tove Ditlevesen que l’on découvre en France grâce aux éditions globe qui ont publié son auto biographie romancée en trois tomes. 

Je vais essayer de faire simple. LIse et vilhelm se sont aimés. Vilhelm est partie avec une autre femme. Lise qui est écrivaine et donc la narratrice du récit, “décide” aidée par une autre patiente de l’hôpital psy où elle se trouve de passer une petite annonce dans un journal danois de louer la  chambre de son ex  à un homme. D’où le titre du roman la chambre de Vilhelm.Pour faire simple c’est un peu Tinder dans le Danemark des années 70 et la liberté de cette femme se fait remarquer. 

Le récit est beaucoup plus complexe et passionnant que le résumé que je viens de faire, car l’autrice véritable intervient dnas le récit, parlant de ses persnnages.. lance des pistes, manie le paradoxe..  J’ai envie de dire que l’autrice ose beaucoup de choses. Par exemple, comme on est chez des gens de lettres : à un moment du récit, le directeur d’un journal lui propose de venir raconter l’histoire de son couple.. et ce récit est des plus étonnants, flirtant avec l’absurde quand l’autrice raconte comment l’opposition à son mari vire à la manipulation infinie de leurs deux psys. 

Pour finir je voudrais citer un critique qui a écrit mieux que moi ce qu’on peut dire de ce roman. c’est Claude Grimal sur le site en attendant Nadeau :  « L’expérience déroute et fascine ». C’est très juste : elle déroute parce qu’on est dans un roman du désamour qu’on a déjà lu des dizaines fois et pourtant on ne l’a jamais lu comme ça. Elle fascine parce qu’elle mêle des registres habituellement inconciliables : à la fois inventif, quasi fantaisiste par moments et se terminant dans une tragédie. et c’est finalement d’autant plus glaçant quant don découvre en lisant la quatrième de couverture que l’autrice s’est suicidée un an après la publication de ce roman.

Ça s’appelle La chambre de Vilhelm. c’est signé de Tove DIT LEV SEN   et c’est traduit du danois par Christine Berlioz et Laila Flink Thullesen. c’est publié aux éditions Globe

Pendant l'émission, on a écouté James Blake I had a dream she took my hand

La Relève
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