Duval Timothy • Wood
Si l’on devait choisir un genre musical pour définir le mot « bordel », nous vous répondrions « breakcore ». Enfant de la techno hardcore et de la jungle des années 90, ce rejeton malformé s’épanouit en échantillonnant les rythmes à leur paroxysme, le tout en dépassant régulièrement les 180 bpm.
Malgré le fait que ça breake dans tous les sens de manière hallucinatoire, le manque de sérieux en surface cache à peine la réalité d’une production de lapidaire par ces artistes un peu fous. S’ensuit une expérience d’écoute évidemment exutoire et maximaliste, mais aussi une plongée dans des territoires bien plus riches et complexes qu’une première écoute pourrait, à juste titre, le laisser penser.
Accompagnez-nous dans ce voyage au bout de pas mal de superlatifs, durant lequel Thomas et moi-même avons été surpris de toute la diversité du breakcore.
Bonne écoute.
Tracklist :
- Alec Empire - We All Die! (The Destroyer, 1996)
- Venetian Snares - Gentleman (Detrimentalist, 2008)
- Igorrr - Moldy Eye (Nostril, 2010)
- Frog Pocket - Windy Goule (Come on Primates Show Your Teeth!, 2007)
- Steinvord - Ontrackv2 (Steinvord, 2012)
- Goreshit - One Way to Hannover (Semantics: The Benzo Chronicles, 2015)
- Monolog - Curfew (Incoherent Phylogeny 2, 2018)
- End - Fit to Die (The Sounds of Disaster, 2004)
- Bong-Ra feat. Lolita Storm - SickSickSick MPH [G*Mart Mix] (Bikini Bandits, Kill! Kill! Kill!, 2003)
- I Broke My Robot - I’ll Be Alone (Tomorrow Does Not Exist, 2007)
- Gareth Clarke - Imago (Factory Brew, 2012)
- Ruby My Dear - Embruns (Form, 2013)
Photo : Igorrr at Roadburn Festival 2018, Grywnn (2018)
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