Acid Tongue • Acid on the Dancefloor
Réalisation de l'émission Pablo
Ce soir nous recevions Cléo et Kokopello (@kokopello_bd sur Insta) co-auteurices de Le ministère des affaires complexes, une bande dessinée parue chez Les arènes BD
La chronique de début d'émission était consacrée à Vera dans son monde de Gary Shteyngart paru aux éditions de l'Olivier dans une traduction de Stéphane Roques
Mais avant de commencer, avez vous un journal des choses que vous ne connaissez pas encore ?
Tel est le cas de Vera, 10 ans, une petite fille vivant à New York dans un futur proche (avec un gouvernement anti démocratique ou des IA omniprésentes…) ressemble furieusement à notre présent. Dans ce journal, elle note tous les mots et expressions qu’elle ne comprend pas vraiment.
La mère biologique de Véra est une américano coréenne dont elle sait peu de choses. Elle grandit avec son père Igor, un émigré russe qui s’est remis en couple avec Anne. Vera a un petit frère Dylan avec qui elle ne s’entend pas très bien. Elle va à dans une école pour haut, très haut, potentiel, où elle corrige ses professeurs quand ils font des erreurs ou s’inquiète auprès du directeur du respect des normes de sécurité qu’elle semble mieux connaître que lui. Elle essaie d’avoir des amis mais ne fait pas partie des élèves populaires et ne réussit qu’à récupérer le surnom peu amical de “l’experte”. Alors elle joue aux échecs avec son IA Kaspie quand elle rentre à la maison. Et heureusement il y a tante cécile, une amie de sa mère qui essaie de lui apprendre à se débrouiller au milieu de l’école. Et puis il y a ce concours de rhétorique qu’elle doit préparer autour d’un projet de loi constitutionnelle et grâce auquel elle va se rapprocher de Yumi, une fille de diplomates nippons et se lancer dans une quête de sa mère américano coréenne.
J’ai lu il y a très longtemps les premiers romans de Shteyngart et j’en avais gardé un souvenir de trop, trop de blagues. Avec Vera dans son monde, il trouve un équilibre parfait et si j’osais je dirais que l’auteur qui est lui même un émigré russe écrit son grand roman américain - comme on dit - en se plaçant à la hauteur d’une petite fille qui observe, comprend partiellement ce qui se passe autour d’elle mais reste fondamentalement -heureusement une petite fille. C’est un roman généreux qui donne une chance à tous les personnages même au gosse de riche insupportable de l’école qui aura un rôle clé. la construction est remarquable, tous s’emboitant au final dans un éloge de ce melting potes (et je l’écris à dessein P O T E S) que sont les Etats-Unis
Pendant l'émission, on a écouté La nuit de Vonfelt feat Lescop
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