<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:podcast="https://podcastindex.org/namespace/1.0" version="2.0"><channel><title>Enquêtes en tous genres</title><itunes:subtitle>L'émission sociologique qui raconte la norme hétéro sur le terrain</itunes:subtitle><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/RwY-enquetes-en-tous-genres</link><atom:link rel="self" type="application/rss+xml" href="https://www.radiocampusparis.org/emission/RwY-enquetes-en-tous-genres/feed"/><description><![CDATA[Comment la norme hétéro se donne-t-elle à voir sur le terrain ? Tous les deux mois, le jeudi de 20h à 21h, un·e sociologue nous parle de son enquête ethnographique. À travers des situations concrètes, iel nous raconte comment l&#039;ensemble de nos actes et de nos paroles reflète notre socialisation au genre.
Animation et réalisation : Thomas Belhalfaoui et Mathilde Barbier // Graphisme : Thu-Mai Nguyen // Musique originale : Thomas Belhalfaoui
]]></description><itunes:summary>Comment la norme hétéro se donne-t-elle à voir sur le terrain ? Tous les deux mois, le jeudi de 20h à 21h, un·e sociologue nous parle de son enquête ethnographique. À travers des situations concrètes, iel nous raconte comment l'ensemble de nos actes et de nos paroles reflète notre socialisation au genre.
Animation et réalisation : Thomas Belhalfaoui et Mathilde Barbier // Graphisme : Thu-Mai Nguyen // Musique originale : Thomas Belhalfaoui
</itunes:summary><image><title>Enquêtes en tous genres</title><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/RwY-enquetes-en-tous-genres</link><url>https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/programs/programs-logo-lA2OxyIEbD.jpg</url></image><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/programs/programs-logo-lA2OxyIEbD.jpg"/><itunes:author>Enquêtes en tous genres</itunes:author><itunes:owner><itunes:name>Enquêtes en tous genres</itunes:name><itunes:email>thomas@maiscetaitunbonpere.com</itunes:email></itunes:owner><itunes:category text="Music Commentary"/><itunes:explicit>false</itunes:explicit><language>fr-FR</language><copyright>2026 - www.radiocampusparis.org</copyright><item><title>Qui sont réellement les hommes "déconstruits" ? - avec Rébecca Lévy-Guillain</title><description><![CDATA[« L’homme propose, la femme dispose. » Dix ans après le début du mouvement MeToo, et avec l’avènement de la quatrième vague féministe, on aurait envie de croire que les relations hétéro ne sont plus tout à fait celles d’avant, que la transformation des pratiques sexuelles est en marche, vers moins de domination masculine et moins de violences sexuelles. Le vieil adage est-il devenu obsolète ? 
Plus que jamais, on parle de consentement dans les médias, les films, les essais, les podcasts, sur les réseaux sociaux. La notion de consentement fait désormais partie du débat grand public, et plus seulement des cercles féministes. On peut parler de l’émergence d’une « culture du consentement ». 
Mais qu’en est-il réellement ? Comment ces discours sont-ils diffusés ? Comment sont-ils intériorisés par les hommes et par les femmes ? Et est-ce qu’ils suffisent à infléchir les pratiques sexuelles ? Ou est-ce que les scripts hétéro bien ancrés résistent ? Qui sont les hommes supposément « déconstruits » ? Et quels sont réellement leurs discours et leurs pratiques ? Ces questions sont d’autant plus importantes que c’est dans l’intime de nos pratiques sexuelles que se révèle le mieux la domination masculine — mais c’est aussi là qu’elle se fabrique. 
Nous allons tenter d&#039;y répondre avec notre invitée du jour. Rébecca Lévy-Guillain est sociologue, chercheuse associée au Centre de Recherche sur les Inégalités Sociales, à Sciences Po. Elle a publié en 2024, un ouvrage intitulé « Le désir est un sport de combat », aux éditions Arkhê. Pour sa thèse, intitulée « La culture du consentement », elle a demandé à 67 femmes et 63 hommes hétéro de raconter comment se déroule leur sexualité du quotidien, dans toute son apparente banalité. Comme l&#039;indique le sous-titre de sa thèse, elle cherche à comprendre les « recompositions des rapports de genre et de la sexualité depuis MeToo ». 
Mais Rébecca Lévy-Guillain est également également sociothérapeute. Dans son cabinet à Paris, elle propose un accompagnement individuel ou en couple, qui combine les grilles de lecture sociologique et psychologique. Alors en passant de l’entretien sociologique à la consultation thérapeutique, elle nous dira quels peuvent être les ponts entre ces disciplines qui se parlent si peu, et peut-être même comment la sociologie du genre pourrait nous aider à aller mieux. 
Présentation, programmation et musique originale : Thomas Belhalfaoui 
Réalisation : Mathilde Barbier 
]]></description><itunes:summary>« L’homme propose, la femme dispose. » Dix ans après le début du mouvement MeToo, et avec l’avènement de la quatrième vague féministe, on aurait envie de croire que les relations hétéro ne sont plus tout à fait celles d’avant, que la transformation des pratiques sexuelles est en marche, vers moins de domination masculine et moins de violences sexuelles. Le vieil adage est-il devenu obsolète ? 
Plus que jamais, on parle de consentement dans les médias, les films, les essais, les podcasts, sur les réseaux sociaux. La notion de consentement fait désormais partie du débat grand public, et plus seulement des cercles féministes. On peut parler de l’émergence d’une « culture du consentement ». 
Mais qu’en est-il réellement ? Comment ces discours sont-ils diffusés ? Comment sont-ils intériorisés par les hommes et par les femmes ? Et est-ce qu’ils suffisent à infléchir les pratiques sexuelles ? Ou est-ce que les scripts hétéro bien ancrés résistent ? Qui sont les hommes supposément « déconstruits » ? Et quels sont réellement leurs discours et leurs pratiques ? Ces questions sont d’autant plus importantes que c’est dans l’intime de nos pratiques sexuelles que se révèle le mieux la domination masculine — mais c’est aussi là qu’elle se fabrique. 
Nous allons tenter d'y répondre avec notre invitée du jour. Rébecca Lévy-Guillain est sociologue, chercheuse associée au Centre de Recherche sur les Inégalités Sociales, à Sciences Po. Elle a publié en 2024, un ouvrage intitulé « Le désir est un sport de combat », aux éditions Arkhê. Pour sa thèse, intitulée « La culture du consentement », elle a demandé à 67 femmes et 63 hommes hétéro de raconter comment se déroule leur sexualité du quotidien, dans toute son apparente banalité. Comme l'indique le sous-titre de sa thèse, elle cherche à comprendre les « recompositions des rapports de genre et de la sexualité depuis MeToo ». 
Mais Rébecca Lévy-Guillain est également également sociothérapeute. Dans son cabinet à Paris, elle propose un accompagnement individuel ou en couple, qui combine les grilles de lecture sociologique et psychologique. Alors en passant de l’entretien sociologique à la consultation thérapeutique, elle nous dira quels peuvent être les ponts entre ces disciplines qui se parlent si peu, et peut-être même comment la sociologie du genre pourrait nous aider à aller mieux. 
Présentation, programmation et musique originale : Thomas Belhalfaoui 
Réalisation : Mathilde Barbier 
</itunes:summary><pubDate>Thu, 19 Mar 2026 20:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/qui-sont-reellement-les-hommes-dec-2026-03-19-C2WFhXxj.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/qui-sont-reellement-les-hommes-dec-2026-03-19-C2WFhXxj.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/RwY-enquetes-en-tous-genres/5LlY-qui-sont-reellement-les-hommes-deconstruits-avec-rebecca-levy-guillain</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/programs/programs-logo-lA2OxyIEbD.jpg"/></item><item><title>Comment se fabriquent les féminités et les masculinités dans la Tech ? - avec Marion Flécher</title><description><![CDATA[L&#039;informatique a longtemps été un domaine majoritairement féminin. D&#039;Ada Lovelace, toute première informaticienne de l’histoire au milieu du XIXe siècle, aux informaticiennes britanniques qui ont travaillé à casser le code d’Enigma pendant la Seconde Guerre mondiale, ce sont très majoritairement des femmes qui ont travaillé dans l’informatique et qui ont été à l’origine de la plupart des avancées majeures. 
Mais un siècle plus tard, dans les années 1960, la tendance s’inverse brutalement. À mesure que l’informatique devient prestigieuse et rentable, les hommes commencent à en prendre le contrôle. Et aujourd&#039;hui encore, malgré une relative féminisation des formations scientifiques, et en dépit des politiques publiques et des discours volontaristes sur l’égalité, le secteur dit de la Tech demeure un bastion masculin, les femmes représentent seulement 20 % des effectifs. 
Comment expliquer cette situation ? Comment comprendre une telle résistance, alors même que le secteur se revendique inclusif et égalitaire ? 
Pour tenter de répondre à ces questions, notre invitée du jour a enquêté sur le terrain. Marion Flécher est Maîtresse de conférences en sociologie à l’Université Paris Nanterre et chercheuse associée au Centre d’Études de l’Emploi et du Travail. Elle a publié aux Presses de Sciences Po un ouvrage intitulé « Le monde des start-up », résultat de de plusieurs années d&#039;enquête, en immersion dans des start-ups françaises et étatsuniennes. 
Initialement centrée sur la sociologie du travail, questionnant le mythe de la méritocratie et du « self made man », elle se retrouve également en première ligne pour observer sur le terrain la fabrique des féminités et des masculinités dans la Tech. Elle se déplace alors vers la sociologie du genre et mène de nouvelles enquêtes, quantitatives, pour tenter de comprendre qui sont les femmes et les hommes qui travaillent dans l&#039;informatique. 
Quels sont les différents styles de féminité et de masculinité qu’elles et ils performent ? Est-ce que la « culture geek » bouscule les normes de genre ou, au contraire, les renforce ? Et comment tout cela peut-il expliquer la rareté des femmes informaticiennes ? 
Présentation, programmation et musique originale : Thomas Belhalfaoui 
Réalisation : Mathilde Barbier 
]]></description><itunes:summary>L'informatique a longtemps été un domaine majoritairement féminin. D'Ada Lovelace, toute première informaticienne de l’histoire au milieu du XIXe siècle, aux informaticiennes britanniques qui ont travaillé à casser le code d’Enigma pendant la Seconde Guerre mondiale, ce sont très majoritairement des femmes qui ont travaillé dans l’informatique et qui ont été à l’origine de la plupart des avancées majeures. 
Mais un siècle plus tard, dans les années 1960, la tendance s’inverse brutalement. À mesure que l’informatique devient prestigieuse et rentable, les hommes commencent à en prendre le contrôle. Et aujourd'hui encore, malgré une relative féminisation des formations scientifiques, et en dépit des politiques publiques et des discours volontaristes sur l’égalité, le secteur dit de la Tech demeure un bastion masculin, les femmes représentent seulement 20 % des effectifs. 
Comment expliquer cette situation ? Comment comprendre une telle résistance, alors même que le secteur se revendique inclusif et égalitaire ? 
Pour tenter de répondre à ces questions, notre invitée du jour a enquêté sur le terrain. Marion Flécher est Maîtresse de conférences en sociologie à l’Université Paris Nanterre et chercheuse associée au Centre d’Études de l’Emploi et du Travail. Elle a publié aux Presses de Sciences Po un ouvrage intitulé « Le monde des start-up », résultat de de plusieurs années d'enquête, en immersion dans des start-ups françaises et étatsuniennes. 
Initialement centrée sur la sociologie du travail, questionnant le mythe de la méritocratie et du « self made man », elle se retrouve également en première ligne pour observer sur le terrain la fabrique des féminités et des masculinités dans la Tech. Elle se déplace alors vers la sociologie du genre et mène de nouvelles enquêtes, quantitatives, pour tenter de comprendre qui sont les femmes et les hommes qui travaillent dans l'informatique. 
Quels sont les différents styles de féminité et de masculinité qu’elles et ils performent ? Est-ce que la « culture geek » bouscule les normes de genre ou, au contraire, les renforce ? Et comment tout cela peut-il expliquer la rareté des femmes informaticiennes ? 
Présentation, programmation et musique originale : Thomas Belhalfaoui 
Réalisation : Mathilde Barbier 
</itunes:summary><pubDate>Thu, 22 Jan 2026 20:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/comment-se-fabriquent-les-feminites-2026-01-22-QPADMiJR.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/comment-se-fabriquent-les-feminites-2026-01-22-QPADMiJR.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/RwY-enquetes-en-tous-genres/Z0Y8-comment-se-fabriquent-les-feminites-et-les-masculinites-dans-la-tech-avec-marion-flecher</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/programs/programs-logo-lA2OxyIEbD.jpg"/></item><item><title>Comment enquêter chez les chauffeurs routiers en tant que sociologue femme ? – avec Margot Roisin-Jonquières</title><description><![CDATA[Certains métiers ont un genre, et nombreux sont ceux qui ont été historiquement assignés à un sexe : que l’on pense aux métiers du soin comme celui des les aides à domicile, largement occupé par des femmes, ou aux métiers dits &quot;physiques&quot;, comme celui des ouvriers du bâtiment, largement occupé par des hommes. Comment la binarité des sexes est-elle reconduite au sein du monde du travail ? Quel impact cela a-t-il sur les styles de vie des individus ? Et comment mener l’enquête en tant que sociologue femme dans un bastion masculin ?  
Pour essayer de répondre ces questions à partir d’une enquête de terrain, nous avons le plaisir de recevoir Margot Roisin-Jonquières, auteure d’une thèse intitulée &quot;Tenir la route. Hiérarchies et luttes pour la respectabilité chez les chauffeurs routiers&quot;, soutenue en septembre 2025. Cette thèse, qui est le fruit d’une grande enquête de terrain qui a commencé en 2019, a amené la sociologue des bancs de formation au métier de chauffeurs poids lourds aux cabines des camions pour reconstituer les logiques sociales du métier de routier. Margot Roisin-Jonquières raconte comment les questions de genre, de sexualité et de masculinités ont occupé une place centrale dans son travail d’enquête. 
Référence : Collectif Badass - Blog d’Auto-Défense contre les Agressions Sexistes et Sexuelles dans l’Enquête en Sciences sociales. 
Présentation et programmation : Mathilde Barbier 
Réalisation et musique originale : Thomas Belhalfaoui 
]]></description><itunes:summary>Certains métiers ont un genre, et nombreux sont ceux qui ont été historiquement assignés à un sexe : que l’on pense aux métiers du soin comme celui des les aides à domicile, largement occupé par des femmes, ou aux métiers dits "physiques", comme celui des ouvriers du bâtiment, largement occupé par des hommes. Comment la binarité des sexes est-elle reconduite au sein du monde du travail ? Quel impact cela a-t-il sur les styles de vie des individus ? Et comment mener l’enquête en tant que sociologue femme dans un bastion masculin ?  
Pour essayer de répondre ces questions à partir d’une enquête de terrain, nous avons le plaisir de recevoir Margot Roisin-Jonquières, auteure d’une thèse intitulée "Tenir la route. Hiérarchies et luttes pour la respectabilité chez les chauffeurs routiers", soutenue en septembre 2025. Cette thèse, qui est le fruit d’une grande enquête de terrain qui a commencé en 2019, a amené la sociologue des bancs de formation au métier de chauffeurs poids lourds aux cabines des camions pour reconstituer les logiques sociales du métier de routier. Margot Roisin-Jonquières raconte comment les questions de genre, de sexualité et de masculinités ont occupé une place centrale dans son travail d’enquête. 
Référence : Collectif Badass - Blog d’Auto-Défense contre les Agressions Sexistes et Sexuelles dans l’Enquête en Sciences sociales. 
Présentation et programmation : Mathilde Barbier 
Réalisation et musique originale : Thomas Belhalfaoui 
</itunes:summary><pubDate>Thu, 27 Nov 2025 20:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/comment-enqueter-chez-les-chauffeur-2025-11-27-6mw57Sul.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/comment-enqueter-chez-les-chauffeur-2025-11-27-6mw57Sul.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/RwY-enquetes-en-tous-genres/4zE0-comment-enqueter-chez-les-chauffeurs-routiers-en-tant-que-sociologue-femme-avec-margot-roisin-jonquieres</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/programs/programs-logo-lA2OxyIEbD.jpg"/></item><item><title>Les petites filles apprennent-elles à ne pas se défendre ? - avec Ninon Alaux</title><description><![CDATA[La violence a un genre : la grande majorité des violences sont commises par des hommes, et les femmes sont victimes, bien plus que les hommes, des violences masculines. Si on zoome sur les violences sexuelles, alors l’écart est encore bien plus extrême : d’après l’enquête VIRAGE, près d’une femme sur 7, a déjà subi des violences sexuelles au cours de sa vie. Dans plus de 95 pour cent des cas, l’agresseur était un homme. 
Comment peut-on expliquer ce rapport diamétralement opposé à la violence ?  
Comment les filles apprennent-elles la non-violence, et les garçons la violence ? 
Pour essayer de répondre à ces vastes questions, nous avons le plaisir de recevoir Ninon Alaux, doctorante en sociologie du genre à l’EHESS à Paris. Son projet de thèse s’intitule : &quot;Les petites filles apprennent-elles à ne pas se défendre ? Rapport à la violence et à la socialisation de genre&quot;. 
Elle a choisi d’enquêter là où tout commence, c’est-à-dire directement au sein des familles. Elle a observé des filles entre 5 et 9 ans dans leurs interactions quotidiennes, pour tenter de comprendre, de manière très concrète, comment elles intériorisent la non-violence. 
C’est notamment un âge où une question fait irruption dans la vie des enfants : celle du rapport à leur propre corps. Elle nous raconte comment cette thématique de l’apprentissage de la pudeur a aussi fait son irruption dans son travail d&#039;enquête, comment elle la relie à la question des violences sexuelles, et ce que ça nous apprend sur la socialisation au genre. 
Présentation et musique originale : Thomas Belhalfaoui 
Programmation et réalisation : Mathilde Barbier 
]]></description><itunes:summary>La violence a un genre : la grande majorité des violences sont commises par des hommes, et les femmes sont victimes, bien plus que les hommes, des violences masculines. Si on zoome sur les violences sexuelles, alors l’écart est encore bien plus extrême : d’après l’enquête VIRAGE, près d’une femme sur 7, a déjà subi des violences sexuelles au cours de sa vie. Dans plus de 95 pour cent des cas, l’agresseur était un homme. 
Comment peut-on expliquer ce rapport diamétralement opposé à la violence ?  
Comment les filles apprennent-elles la non-violence, et les garçons la violence ? 
Pour essayer de répondre à ces vastes questions, nous avons le plaisir de recevoir Ninon Alaux, doctorante en sociologie du genre à l’EHESS à Paris. Son projet de thèse s’intitule : "Les petites filles apprennent-elles à ne pas se défendre ? Rapport à la violence et à la socialisation de genre". 
Elle a choisi d’enquêter là où tout commence, c’est-à-dire directement au sein des familles. Elle a observé des filles entre 5 et 9 ans dans leurs interactions quotidiennes, pour tenter de comprendre, de manière très concrète, comment elles intériorisent la non-violence. 
C’est notamment un âge où une question fait irruption dans la vie des enfants : celle du rapport à leur propre corps. Elle nous raconte comment cette thématique de l’apprentissage de la pudeur a aussi fait son irruption dans son travail d'enquête, comment elle la relie à la question des violences sexuelles, et ce que ça nous apprend sur la socialisation au genre. 
Présentation et musique originale : Thomas Belhalfaoui 
Programmation et réalisation : Mathilde Barbier 
</itunes:summary><pubDate>Thu, 02 Oct 2025 20:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/les-petites-filles-apprennent-elles-2025-10-02-ElxWcVIQ.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/les-petites-filles-apprennent-elles-2025-10-02-ElxWcVIQ.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/RwY-enquetes-en-tous-genres/7poA-les-petites-filles-apprennent-elles-a-ne-pas-se-defendre-avec-ninon-alaux</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/programs/programs-logo-lA2OxyIEbD.jpg"/></item><pubDate>Thu, 19 Mar 2026 20:00:00 +0100</pubDate></channel></rss>
