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<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:podcast="https://podcastindex.org/namespace/1.0" version="2.0"><channel><title>Déshabillez-Moi</title><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi</link><atom:link rel="self" type="application/rss+xml" href="https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/feed"/><description><![CDATA[Strip-tease philosophique 
un jeudi tous les deux mois à 20h
]]></description><itunes:summary>Strip-tease philosophique 
un jeudi tous les deux mois à 20h
</itunes:summary><image><title>Déshabillez-Moi</title><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi</link><url>https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/programs/cover-deshabillez-moi-919c8250.jpg</url></image><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/programs/cover-deshabillez-moi-919c8250.jpg"/><itunes:author>Radio Campus Paris</itunes:author><itunes:owner><itunes:name>Radio Campus Paris</itunes:name><itunes:email>contact@radiocampusparis.org</itunes:email></itunes:owner><itunes:category text="Music Commentary"/><itunes:explicit>false</itunes:explicit><language>fr-FR</language><copyright>2026 - www.radiocampusparis.org</copyright><item><title>Philosopher en prison</title><description><![CDATA[
    
        
        
    

J’aurais pu commencer cette émission en citant la très célèbre phrase de Victor Hugo : &quot;Ouvrir une école c’est fermer une prison&quot;. Ou dire, avec Platon, que le corps lui-même est une prison, qu’alors nous sommes tous des prisonniers nécessiteux de nous échapper par la pensée. J’aurais pu parler du panoptique décrit par Bentham et reprit par Foucault dans son légendaire Surveiller et punir, réfléchir ou me lancer dans une relecture des Délits et des Peines avec Beccaria. 
Mais non. Je ne ferai rien de tout ça. Parce que mon invité de ce soir, m’a suggéré de laisser faire le hasard. Ou plutôt de ne pas trop préparer cette émission, pour permettre à la maïeutique de se faire et la mayonnaise de prendre. 
Quelle  plus grande liberté que d’avoir une heure devant nous pour réfléchir ensemble ? Une heure pour faire naître une pensée de la discussion ? 
C’est donc avec mon invité Jean Mouchard, professeur de philosophie au lycée Jean Macé de Vitry-sur-Seine et à la Maison Centrale de Poissy, que j’ai le plaisir de m’essayer à cet exercice de haute voltige : une émission sans filet, et sans barreau, non plus. 
Ce soir, vous l’aurez compris, on va tous en prison sans passer par la case départ, et sans toucher 20 000 francs... 
Extraits sonores :  
Reportage sur le bac en prison, BFMTV 
4 minutes, Chris Kraus, 2006 
Musique :  
Gustav Malher, Première symphonie, Deuxième mouvement 
Penguin Café Orchestra, Perpetuum Mobile 
Animation : Mélanie Péclat 
Réalisation technique : Christophe Da Cunha 
]]></description><itunes:summary>
    
        
        
    

J’aurais pu commencer cette émission en citant la très célèbre phrase de Victor Hugo : "Ouvrir une école c’est fermer une prison". Ou dire, avec Platon, que le corps lui-même est une prison, qu’alors nous sommes tous des prisonniers nécessiteux de nous échapper par la pensée. J’aurais pu parler du panoptique décrit par Bentham et reprit par Foucault dans son légendaire Surveiller et punir, réfléchir ou me lancer dans une relecture des Délits et des Peines avec Beccaria. 
Mais non. Je ne ferai rien de tout ça. Parce que mon invité de ce soir, m’a suggéré de laisser faire le hasard. Ou plutôt de ne pas trop préparer cette émission, pour permettre à la maïeutique de se faire et la mayonnaise de prendre. 
Quelle  plus grande liberté que d’avoir une heure devant nous pour réfléchir ensemble ? Une heure pour faire naître une pensée de la discussion ? 
C’est donc avec mon invité Jean Mouchard, professeur de philosophie au lycée Jean Macé de Vitry-sur-Seine et à la Maison Centrale de Poissy, que j’ai le plaisir de m’essayer à cet exercice de haute voltige : une émission sans filet, et sans barreau, non plus. 
Ce soir, vous l’aurez compris, on va tous en prison sans passer par la case départ, et sans toucher 20 000 francs... 
Extraits sonores :  
Reportage sur le bac en prison, BFMTV 
4 minutes, Chris Kraus, 2006 
Musique :  
Gustav Malher, Première symphonie, Deuxième mouvement 
Penguin Café Orchestra, Perpetuum Mobile 
Animation : Mélanie Péclat 
Réalisation technique : Christophe Da Cunha 
</itunes:summary><pubDate>Thu, 18 Jan 2018 18:20:05 +0100</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-philosopher-en-priso-efb5ea49.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-philosopher-en-priso-efb5ea49.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/1jLm-philosopher-en-prison</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/programs/cover-deshabillez-moi-919c8250.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi : La Haine</title><description><![CDATA[]]></description><itunes:summary/><pubDate>Thu, 19 Oct 2017 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-la-h-9ca57ea6.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-la-h-9ca57ea6.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/Lgzj-deshabillez-moi-la-haine</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-1xHTOPole0.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi l'écrivanalyse</title><description><![CDATA[
    
        
        
    

Ce soir, nous vous invitons à vous laisser aller à la rencontre. Il ne se passera rien d&#039;extraordinaire ou de dangereux, rien de catastrophique ou de sublime, rien d&#039;incroyable ou de sulfureux. Simplement une rencontre. 
J&#039;ai le plaisir ce soir d&#039;accueillir Ivan Joseph, seul et unique écrivanalyste au monde. A mi chemin entre l&#039;artiste, l&#039;écrivain et le psychanalyste, il a tout d&#039;un personnage fictionnel mais ancre pourtant sa réelité – si l&#039;on peut dire ainsi- dans les rencontres qu&#039;il provoque quotidiennement. Avec lui nous nous dévierons dans un discussion non maîtrisée... aucune question n&#039;est préparée à l&#039;avance, l&#039;émission trouvera son propre déploiement dans la rencontre. 
Sans filet, nous nous jetterons dans le vide d&#039;une heure de pause radiophonique, où notre seule contrainte sera celle de prendre le temps. Ce temps qui nous est offert, et que nous utiliserons jusqu&#039;à la dernière seconde. Une heure pour découvrir ce drôle de métier, que celui d&#039;artiste. Une heure pour réfléchir ensemble à ce qui fait œuvre, et ce qui donne de la valeur à la création artistique. Une heure pour dénouer nos fils et s&#039;inventer des métiers. Une heure pour le plaisir. Une heure pour rien. 
Extraits sonores :  
Urgences, Raymon Depardon (2017) 
Répliques, &quot;La Carte et le territoire&quot; avec Michel Houellebecq, Alain Finkielkraut, France Culture (2010) 
Playlist :  
Hôtel Particulier, Serge Gainsbourg 
My Way, Hugo Montenegro 
Dwawu, Mady Kouyate 
Pour contacter notre invité et le rencontrer pour une séance de pause : contact@ivanjoseph.com 
Animation : Mélanie Péclat 
Réalisation : Julien Abou 
]]></description><itunes:summary>
    
        
        
    

Ce soir, nous vous invitons à vous laisser aller à la rencontre. Il ne se passera rien d'extraordinaire ou de dangereux, rien de catastrophique ou de sublime, rien d'incroyable ou de sulfureux. Simplement une rencontre. 
J'ai le plaisir ce soir d'accueillir Ivan Joseph, seul et unique écrivanalyste au monde. A mi chemin entre l'artiste, l'écrivain et le psychanalyste, il a tout d'un personnage fictionnel mais ancre pourtant sa réelité – si l'on peut dire ainsi- dans les rencontres qu'il provoque quotidiennement. Avec lui nous nous dévierons dans un discussion non maîtrisée... aucune question n'est préparée à l'avance, l'émission trouvera son propre déploiement dans la rencontre. 
Sans filet, nous nous jetterons dans le vide d'une heure de pause radiophonique, où notre seule contrainte sera celle de prendre le temps. Ce temps qui nous est offert, et que nous utiliserons jusqu'à la dernière seconde. Une heure pour découvrir ce drôle de métier, que celui d'artiste. Une heure pour réfléchir ensemble à ce qui fait œuvre, et ce qui donne de la valeur à la création artistique. Une heure pour dénouer nos fils et s'inventer des métiers. Une heure pour le plaisir. Une heure pour rien. 
Extraits sonores :  
Urgences, Raymon Depardon (2017) 
Répliques, "La Carte et le territoire" avec Michel Houellebecq, Alain Finkielkraut, France Culture (2010) 
Playlist :  
Hôtel Particulier, Serge Gainsbourg 
My Way, Hugo Montenegro 
Dwawu, Mady Kouyate 
Pour contacter notre invité et le rencontrer pour une séance de pause : contact@ivanjoseph.com 
Animation : Mélanie Péclat 
Réalisation : Julien Abou 
</itunes:summary><pubDate>Tue, 20 Jun 2017 18:28:13 +0200</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-lecr-a243eb68.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-lecr-a243eb68.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/oYXK-deshabillez-moi-lecrivanalyse</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-mXECiFmbpH.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi l'écriture de fiction #</title><description><![CDATA[Déshabillez-moi - Février 2017 
Astrid Manfredi  

    
        
        
    

Ecrire. Ecrire pour soi. Ecrire pour l’autre. On écrit pour se parcourir, comme le dit Henri Michaux ou pour partir à la rencontre du monde et de ceux qui y habitent. Tracer des mots sur une page, la remplir de signes pour raconter une histoire. Pourquoi d’ailleurs invente-t- on les histoires qui peuplent les romans ? Que dévoilent-elles leurs auteurs et leur façon de percevoir le monde qui nous entoure ? 
Si l’on en croit Nabokov, « écrire est un art très futile s&#039;il n&#039;implique pas avant tout l&#039;art de voir le monde comme un potentiel de fiction ». Si le monde est une ressource sans fin et sans fond d’histoires, alors le rôle de l’écrivain serait d’aller pêcher celles qui tiendront les lecteurs en haleine jusqu’au bout de la nuit ou qui les emmèneront dans un voyage justement fictionnel. Quel type d’appât choisir ? Comment savoir quand une histoire est prête à être dégustée ou quand elle doit être rejetée à l’eau ? Pourquoi écrit-on des romans aujourd’hui ? Et comment devient-on écrivain ? 
Si notre monde est une source inépuisable de fictions, il brille aussi par ses multiples paradoxes. Qu’est-ce qu’être un auteur de fiction dans un monde où l’on veut en même temps tout savoir sur tout, où les experts en tout genre règnent en maître, mais où l’on passe une bonne partie de son temps à s’évader du quotidien devant des séries télé ? 
Et puis, comment ce monde peut-il inspirer les auteurs ? Et si les ressources en fiction se tarissaient ? Sera-t- il toujours possible d’inventer des histoires ? De raconter la vie de personnages fictifs, de les faire grandir, évoluer ou mourir ? Et ces personnages, d’où viennent-ils, d’ailleurs ? Ont-ils une vie en dehors de leurs créateurs ? 
Pour répondre à toutes ces questions – et bien d’autres – nous changeons ce soir quelque peu les règles du jeu, puisque notre invitée, Astrid Manfredi, n’est pas philosophe mais écrivain, auteure de deux romans publiés chez Belfond : La Petite Barbare en 2015 et Havre Nuit, en 2017.  

    
        
        
    

Extraits sonores : 
Le Havre, Aki Kaurismäki (2011) 
Ascenseur pour l&#039;échafaud, Louis Malle (1958) 
Playlist : 
Les mots bleus, Alain Bashung 
Walk on the wilde side, Lou Reed 
Animation : Mélanie Péclat et Edouard Boucard 
Réalisation technique : Christophe Da Cunha 
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]]></description><itunes:summary>Déshabillez-moi - Février 2017 
Astrid Manfredi  

    
        
        
    

Ecrire. Ecrire pour soi. Ecrire pour l’autre. On écrit pour se parcourir, comme le dit Henri Michaux ou pour partir à la rencontre du monde et de ceux qui y habitent. Tracer des mots sur une page, la remplir de signes pour raconter une histoire. Pourquoi d’ailleurs invente-t- on les histoires qui peuplent les romans ? Que dévoilent-elles leurs auteurs et leur façon de percevoir le monde qui nous entoure ? 
Si l’on en croit Nabokov, « écrire est un art très futile s'il n'implique pas avant tout l'art de voir le monde comme un potentiel de fiction ». Si le monde est une ressource sans fin et sans fond d’histoires, alors le rôle de l’écrivain serait d’aller pêcher celles qui tiendront les lecteurs en haleine jusqu’au bout de la nuit ou qui les emmèneront dans un voyage justement fictionnel. Quel type d’appât choisir ? Comment savoir quand une histoire est prête à être dégustée ou quand elle doit être rejetée à l’eau ? Pourquoi écrit-on des romans aujourd’hui ? Et comment devient-on écrivain ? 
Si notre monde est une source inépuisable de fictions, il brille aussi par ses multiples paradoxes. Qu’est-ce qu’être un auteur de fiction dans un monde où l’on veut en même temps tout savoir sur tout, où les experts en tout genre règnent en maître, mais où l’on passe une bonne partie de son temps à s’évader du quotidien devant des séries télé ? 
Et puis, comment ce monde peut-il inspirer les auteurs ? Et si les ressources en fiction se tarissaient ? Sera-t- il toujours possible d’inventer des histoires ? De raconter la vie de personnages fictifs, de les faire grandir, évoluer ou mourir ? Et ces personnages, d’où viennent-ils, d’ailleurs ? Ont-ils une vie en dehors de leurs créateurs ? 
Pour répondre à toutes ces questions – et bien d’autres – nous changeons ce soir quelque peu les règles du jeu, puisque notre invitée, Astrid Manfredi, n’est pas philosophe mais écrivain, auteure de deux romans publiés chez Belfond : La Petite Barbare en 2015 et Havre Nuit, en 2017.  

    
        
        
    

Extraits sonores : 
Le Havre, Aki Kaurismäki (2011) 
Ascenseur pour l'échafaud, Louis Malle (1958) 
Playlist : 
Les mots bleus, Alain Bashung 
Walk on the wilde side, Lou Reed 
Animation : Mélanie Péclat et Edouard Boucard 
Réalisation technique : Christophe Da Cunha 
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</itunes:summary><pubDate>Thu, 23 Feb 2017 00:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-lecr-fc55a4de.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-lecr-fc55a4de.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/Q115-deshabillez-moi-lecriture-de-fiction</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-2s2CuWbdRk.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi : Philosophie pour enfants</title><description><![CDATA[Déshabillez-moi 
01.01.2017 

    
        
        
    

©Annabelle Buxton pour Le Rhinocéros de Wittgenstein, éd. Les Petits Platons 
La philosophie peut-elle être un jeu d’enfant ? Si elle peut parfois sembler complexe ou réservée à une élite, la philosophie peut pourtant être appréhendée par tout le monde. C’est même sa finalité – parfois oubliée par les universitaires je vous l’accorde. Née aux Etats-Unis avec Matthew Lippman, la philosophie pour enfants s’est développée à travers le monde et notamment en France avec plusieurs collections d’œuvres philosophiques à destination des petits – mais lues aussi par les grands. Quand les concepts et les idées deviennent des histoires illustrées, quand Leibniz, Descartes, Marx ou Edith Stein deviennent les héros d’aventures, la philosophie devient un objet de curiosité et un cadre pour penser, tout en s’amusant. 
Je philosophe, tu philosophes, nous philosophons, vous philosophez. Et si la philosophie pour enfants nous conduisait à repenser celle des grands ? Sa méthode basée sur la fiction, l’illustration et le dialogue ne pourrait-elle pas être adaptée à l’enseignement de la philosophie au lycée et à l’université ? Et si… la philosophie était enseignée dès la maternelle ; pourquoi cette proposition éducative forte et tout à fait pertinente ne parvient-elle pas à s’inscrire dans les programmes de l’éducation nationale ? 
C’est à toutes ces questions et bien d’autres que nous essaierons de répondre ce soir avec notre invité Jean-Paul Mongin, directeur de la Maison d’édition Les Petits Platons et auteur de plusieurs ouvrages de cette collection : La mort du divin Socrate, La Confession de Saint Augustin, Le malin génie de Monsieur Descartes, Le meilleur des mondes possibles, La folle journée du professeur Kant. 

    
        
        
    

Dernier né de la maison d&#039;édition Les Petits Platons 
Extraits sonores : 
Musique : 
Animation et production : Mélanie Péclat 
Réalisation technique : Christophe Da Cunha 
]]></description><itunes:summary>Déshabillez-moi 
01.01.2017 

    
        
        
    

©Annabelle Buxton pour Le Rhinocéros de Wittgenstein, éd. Les Petits Platons 
La philosophie peut-elle être un jeu d’enfant ? Si elle peut parfois sembler complexe ou réservée à une élite, la philosophie peut pourtant être appréhendée par tout le monde. C’est même sa finalité – parfois oubliée par les universitaires je vous l’accorde. Née aux Etats-Unis avec Matthew Lippman, la philosophie pour enfants s’est développée à travers le monde et notamment en France avec plusieurs collections d’œuvres philosophiques à destination des petits – mais lues aussi par les grands. Quand les concepts et les idées deviennent des histoires illustrées, quand Leibniz, Descartes, Marx ou Edith Stein deviennent les héros d’aventures, la philosophie devient un objet de curiosité et un cadre pour penser, tout en s’amusant. 
Je philosophe, tu philosophes, nous philosophons, vous philosophez. Et si la philosophie pour enfants nous conduisait à repenser celle des grands ? Sa méthode basée sur la fiction, l’illustration et le dialogue ne pourrait-elle pas être adaptée à l’enseignement de la philosophie au lycée et à l’université ? Et si… la philosophie était enseignée dès la maternelle ; pourquoi cette proposition éducative forte et tout à fait pertinente ne parvient-elle pas à s’inscrire dans les programmes de l’éducation nationale ? 
C’est à toutes ces questions et bien d’autres que nous essaierons de répondre ce soir avec notre invité Jean-Paul Mongin, directeur de la Maison d’édition Les Petits Platons et auteur de plusieurs ouvrages de cette collection : La mort du divin Socrate, La Confession de Saint Augustin, Le malin génie de Monsieur Descartes, Le meilleur des mondes possibles, La folle journée du professeur Kant. 

    
        
        
    

Dernier né de la maison d'édition Les Petits Platons 
Extraits sonores : 
Musique : 
Animation et production : Mélanie Péclat 
Réalisation technique : Christophe Da Cunha 
</itunes:summary><pubDate>Sun, 01 Jan 2017 00:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-phil-7d749fca.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-phil-7d749fca.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/kRYY-deshabillez-moi-philosophie-pour-enfants</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-hJQosPmm5l.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi - Attention et illusions</title><description><![CDATA[Déshabillez-moi 
06.11.2016 - 21h 

    
        
        
    

C’est presque devenu une tradition, chaque semaine on voit apparaître sur les réseaux sociaux un nouveau cas d’illusion d’optique qui pousse des millions de personnes à travers le monde à débattre, discuter, donner son avis et à inventer de nouvelles illusions. De la célèbre robe qui est perçue blanche et dorée par les uns et noire et bleue par les autres, aux plus récentes jambes brillantes – qui s’avèrent en réalité être simplement tachetées de peinture, tous ces cas d’illusion amusent les hommes et les femmes, d’où qu’ils viennent…. 
Tout cela n’est pas nouveau, évidemment. L’homme s&#039;amuse de voir à quel point ses sens le trompent. On se souvient tous de nos premières rencontres avec des illusions d’optiques, comme le canard-lapin. Les artistes aussi s’emparent des erreurs de nos sens pour mieux nous tromper : peintres, magiciens ou illusionnistes, cinéastes, musiciens… Oui parce qu’il faut le rappeler, les illusions ne sont pas uniquement visuelles ; les autres sens, comme l’ouïe, peuvent en effet aussi être mis à l’épreuve des illusions. 
Les sens semblent nous tromper. Nous avons pourtant appris, de jour en jour, à les maîtriser. Nous avons appris à regarder, écouter, analyser, comparer, et plus largement à focaliser notre attention sur ce qui nous entoure. Et pourtant nous ne pouvons pas toujours confiance à nos sens. 
Pourquoi les sens nous trompent-ils ? Doit-on d’ailleurs imputer la cause des illusions aux sens ou à notre capacité d’interprétation des informations que ceux-ci nous délivrent ? Comment une perception devient-elle consciente et que deviennent les perceptions inconscientes ? Quel est le rôle de l’attention dans tout cela ? Si elle semble nous permettre d’améliorer nos perceptions conscientes et leur assimilation, comment peut-elle être si  facilement détournée par des illusionnistes chevronnés ou des spécialistes du marketing sauvage ? Et pourquoi la conscience de l’illusion ou du détournement de l’attention ne nous permet pas toujours d’éviter la manipulation ? 
C’est à toutes ces questions et bien d’autres que nous essaierons de répondre avec Emile Thalabard, docteur en philosophie. Ses travaux sur l’attention et son lien avec la perception se situent dans les champs de la philosophie de la perception, de la connaissance et des sciences cognitives. 
-&amp;gt; Extraits : 
Taupe 10, Top 10 des illusions sonores 
Les Nuls, Histoire de la télévision, &quot;Les images subliminales&quot; 
-&amp;gt; Musique : 
Bon Iver, God 
Cléa Vincent, Soulevant 
Animation et réalisation : Mélanie Péclat 
]]></description><itunes:summary>Déshabillez-moi 
06.11.2016 - 21h 

    
        
        
    

C’est presque devenu une tradition, chaque semaine on voit apparaître sur les réseaux sociaux un nouveau cas d’illusion d’optique qui pousse des millions de personnes à travers le monde à débattre, discuter, donner son avis et à inventer de nouvelles illusions. De la célèbre robe qui est perçue blanche et dorée par les uns et noire et bleue par les autres, aux plus récentes jambes brillantes – qui s’avèrent en réalité être simplement tachetées de peinture, tous ces cas d’illusion amusent les hommes et les femmes, d’où qu’ils viennent…. 
Tout cela n’est pas nouveau, évidemment. L’homme s'amuse de voir à quel point ses sens le trompent. On se souvient tous de nos premières rencontres avec des illusions d’optiques, comme le canard-lapin. Les artistes aussi s’emparent des erreurs de nos sens pour mieux nous tromper : peintres, magiciens ou illusionnistes, cinéastes, musiciens… Oui parce qu’il faut le rappeler, les illusions ne sont pas uniquement visuelles ; les autres sens, comme l’ouïe, peuvent en effet aussi être mis à l’épreuve des illusions. 
Les sens semblent nous tromper. Nous avons pourtant appris, de jour en jour, à les maîtriser. Nous avons appris à regarder, écouter, analyser, comparer, et plus largement à focaliser notre attention sur ce qui nous entoure. Et pourtant nous ne pouvons pas toujours confiance à nos sens. 
Pourquoi les sens nous trompent-ils ? Doit-on d’ailleurs imputer la cause des illusions aux sens ou à notre capacité d’interprétation des informations que ceux-ci nous délivrent ? Comment une perception devient-elle consciente et que deviennent les perceptions inconscientes ? Quel est le rôle de l’attention dans tout cela ? Si elle semble nous permettre d’améliorer nos perceptions conscientes et leur assimilation, comment peut-elle être si  facilement détournée par des illusionnistes chevronnés ou des spécialistes du marketing sauvage ? Et pourquoi la conscience de l’illusion ou du détournement de l’attention ne nous permet pas toujours d’éviter la manipulation ? 
C’est à toutes ces questions et bien d’autres que nous essaierons de répondre avec Emile Thalabard, docteur en philosophie. Ses travaux sur l’attention et son lien avec la perception se situent dans les champs de la philosophie de la perception, de la connaissance et des sciences cognitives. 
-&amp;gt; Extraits : 
Taupe 10, Top 10 des illusions sonores 
Les Nuls, Histoire de la télévision, "Les images subliminales" 
-&amp;gt; Musique : 
Bon Iver, God 
Cléa Vincent, Soulevant 
Animation et réalisation : Mélanie Péclat 
</itunes:summary><pubDate>Sun, 06 Nov 2016 00:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-atte-cb748154.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-atte-cb748154.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/qxvr-deshabillez-moi-attention-et-illusions</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-c9iHMGcour.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi le théâtre contemporain</title><description><![CDATA[Déshabillez-moi 
Le théâtre contemporain 

    
        
        
    

© Laurence Mullenders DR - Pour le théâtre de l&#039;Odéon 
Depuis la catharsis artistotélicienne, la philosophie a beaucoup questionné le théâtre et le lien qu&#039;elle pouvait entretenir avec cette forme particulière d&#039;art. 
Il n&#039;est donc pas nouveau de s&#039;intéresser à la relation étroite qu&#039;entretiennent la théorie, la thérapie et le théâtre, termes étymologiquement proches qui désignent l&#039;objet contemplé ou le fait de regarder. Mais le XXème siècle et ses interrogations sur la fin de l&#039;homme ont conduit les philosophes à se réapproprier la scène théâtrale. Le théâtre contemporain, entre absurdité et transcendance de l&#039;humain, augmenterait-il les chances pour la philosophie de saisir l&#039;homme dans l&#039;ère qui suivra l&#039;effondrement de l&#039;anthropocentrisme? 
Si l&#039;homme n&#039;est plus au centre de l&#039;univers, il est pourtant bien au centre de la scène. Entre ce qui est montré et dit et ce qui est caché au spectateur, il persiste une part d&#039;inconnu. Un inconnu virtuel qui ouvre le champ des possibles et ainsi même la réflexion philosophique. 
Comment le théâtre contemporain et la philosophie peuvent-ils discuter alors que l&#039;un se vide de son sens tandis que l&#039;autre a plus que jamais besoin d&#039;en trouver? Qu&#039;est-ce que le théâtre et que peut-il apporter à la philosophie? Comment la philosophie peut-elle se saisir de la scène sans pour autant nier ce qui s&#039;y déroule? Le théâtre est-il notre seul outil pour anticiper la fin de l&#039;homme? 
C&#039;est à toute ces questions et bien d&#039;autres que nous essaierons de répondre avec notre invitée de ce soir, Aline Wiame, docteure en philosophie et chargée de recherche au FNRS à l&#039;Université Libre de Bruxelles. Elle est l&#039;auteure de &quot;Scènes de la défiguration. Quatre propositions entre théâtre et philosophie&quot;, aux éditions Les Presses du réel. 

    
        
        
    

]]></description><itunes:summary>Déshabillez-moi 
Le théâtre contemporain 

    
        
        
    

© Laurence Mullenders DR - Pour le théâtre de l'Odéon 
Depuis la catharsis artistotélicienne, la philosophie a beaucoup questionné le théâtre et le lien qu'elle pouvait entretenir avec cette forme particulière d'art. 
Il n'est donc pas nouveau de s'intéresser à la relation étroite qu'entretiennent la théorie, la thérapie et le théâtre, termes étymologiquement proches qui désignent l'objet contemplé ou le fait de regarder. Mais le XXème siècle et ses interrogations sur la fin de l'homme ont conduit les philosophes à se réapproprier la scène théâtrale. Le théâtre contemporain, entre absurdité et transcendance de l'humain, augmenterait-il les chances pour la philosophie de saisir l'homme dans l'ère qui suivra l'effondrement de l'anthropocentrisme? 
Si l'homme n'est plus au centre de l'univers, il est pourtant bien au centre de la scène. Entre ce qui est montré et dit et ce qui est caché au spectateur, il persiste une part d'inconnu. Un inconnu virtuel qui ouvre le champ des possibles et ainsi même la réflexion philosophique. 
Comment le théâtre contemporain et la philosophie peuvent-ils discuter alors que l'un se vide de son sens tandis que l'autre a plus que jamais besoin d'en trouver? Qu'est-ce que le théâtre et que peut-il apporter à la philosophie? Comment la philosophie peut-elle se saisir de la scène sans pour autant nier ce qui s'y déroule? Le théâtre est-il notre seul outil pour anticiper la fin de l'homme? 
C'est à toute ces questions et bien d'autres que nous essaierons de répondre avec notre invitée de ce soir, Aline Wiame, docteure en philosophie et chargée de recherche au FNRS à l'Université Libre de Bruxelles. Elle est l'auteure de "Scènes de la défiguration. Quatre propositions entre théâtre et philosophie", aux éditions Les Presses du réel. 

    
        
        
    

</itunes:summary><pubDate>Fri, 28 Oct 2016 14:31:50 +0200</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-le-t-e63affca.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-le-t-e63affca.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/ERjv-deshabillez-moi-le-theatre-contemporain</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-O9C6uYrNsp.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi - Entretiens au bord de la mort</title><description><![CDATA[Déshabillez-moi 
Décembre 2015 

    
        
        
    

Condition de tout être vivant, la mort témoigne de notre finitude. Nous naissons, nous vivons, nous mourrons. Et même si on a parfois le sentiment qu’elle ne nous touchera pas, nous sommes pourtant contraints de s’avouer vaincu. Oui, nous finirons, nous aussi, par mourir. Un jour. Demain, après-demain, dans 10, 15, 20 ou 30 ans. 
Je me souviens d’un cours de philosophie où mon professeur de terminale nous avait confié cette histoire. Il se promenait avec son fils dans un musée d’histoire naturelle. D’animaux empaillés en reproductions de dinosaure, celui-ci a eu une révélation : si ces animaux sont morts, ont disparus de la planète terre, c’est que ça arrive à tout le monde. - &quot;Toi aussi, papa, tu vas mourir un jour ?&quot; - &quot;Oui.&quot; - &quot; Mais alors ça veut dire que MOI aussi, je vais mourir ?&quot; 
Venir au monde implique nécessairement d’en disparaître. Un jour. Certains ont la chance de vivre longtemps, d’autres voient leur vie avortée alors même qu’ils n’ont à peine eu le temps de se sentir en vie. Elle est ce qui nous réunit tous. Pas d’inégalité face à la mort. On va tous y passer.  
Et pourtant, n’est-il pas de vérité plus difficile à accepter ? Pourquoi vivre si la vie a une fin ? Comment vivre si la vie doit se terminer ? Parfois doucement ? Parfois dans la douleur ?  
Dans notre société où vieillir est considéré comme un défaut, où chacun doit se montrer jeune, dynamique, avenant et ouvert, n’essaie-t-on pas de se cacher à nous-mêmes et à tous la difficile vérité : tous nous mourrons. 
Jamais la jeunesse a été autant valorisée. Jamais la vieillesse et la mort ont été rejetées. Et pourtant nous considérons qu’une vie de souffrance et de douleur n’est pas digne. On choisit la vie. Mais pas n’importe quelle vie. Une vie de jeunesse, une vie douce, une vie belle. 
Comment comprendre cette ambivalence face à la mort? Comment vouloir en même temps la repousser et la souhaiter tout aussi fort ?Ces questions sont souvent résolues dans la volonté d’appliquer un sens. Donner un sens à la vie. Donner un sens à la mort. Ne pas mourir pour rien.Ne pas vivre pour rien. Mais est-ce réellement une réponse ou plutôt l’aveu d’un échec ? 
Aveu de notre incapacité à saisir la vie ? Ne faut-il pas reprendre possession de notre finitude pour vivre libre ? Choisir sa mort, le moment de sa mort, est-ce comme choisir sa vie ? Peut-on faire de nous-mêmes tout ce que l’on désire ou doit-on s’imposer des limites ? Vire ou mourir ? Vivre et mourir ? Comment penser l’un et l’autre ? Comment vivre l’un et l’autre ? 
C’est à toutes ces questions, et bien d’autre, que nous essaierons de répondre ce soir avec notre invité : 
Bertrand Vergely, philosophe et auteur – entre autres – de l’essai Entretiens au bord de la mort, publié chez Bartillat en 2015. 

    
        
        
    

Extraits :  
Reportage France2 : Le cas Vincent Lambert.  
True Detective, Saison 1 Episode 1 
Playlist :  
Odessa, My Friends never die 
Phoenix, Countdown 
Animation : Mélanie Péclat 
Réalisation : Christophe Da Cunha 
]]></description><itunes:summary>Déshabillez-moi 
Décembre 2015 

    
        
        
    

Condition de tout être vivant, la mort témoigne de notre finitude. Nous naissons, nous vivons, nous mourrons. Et même si on a parfois le sentiment qu’elle ne nous touchera pas, nous sommes pourtant contraints de s’avouer vaincu. Oui, nous finirons, nous aussi, par mourir. Un jour. Demain, après-demain, dans 10, 15, 20 ou 30 ans. 
Je me souviens d’un cours de philosophie où mon professeur de terminale nous avait confié cette histoire. Il se promenait avec son fils dans un musée d’histoire naturelle. D’animaux empaillés en reproductions de dinosaure, celui-ci a eu une révélation : si ces animaux sont morts, ont disparus de la planète terre, c’est que ça arrive à tout le monde. - "Toi aussi, papa, tu vas mourir un jour ?" - "Oui." - " Mais alors ça veut dire que MOI aussi, je vais mourir ?" 
Venir au monde implique nécessairement d’en disparaître. Un jour. Certains ont la chance de vivre longtemps, d’autres voient leur vie avortée alors même qu’ils n’ont à peine eu le temps de se sentir en vie. Elle est ce qui nous réunit tous. Pas d’inégalité face à la mort. On va tous y passer.  
Et pourtant, n’est-il pas de vérité plus difficile à accepter ? Pourquoi vivre si la vie a une fin ? Comment vivre si la vie doit se terminer ? Parfois doucement ? Parfois dans la douleur ?  
Dans notre société où vieillir est considéré comme un défaut, où chacun doit se montrer jeune, dynamique, avenant et ouvert, n’essaie-t-on pas de se cacher à nous-mêmes et à tous la difficile vérité : tous nous mourrons. 
Jamais la jeunesse a été autant valorisée. Jamais la vieillesse et la mort ont été rejetées. Et pourtant nous considérons qu’une vie de souffrance et de douleur n’est pas digne. On choisit la vie. Mais pas n’importe quelle vie. Une vie de jeunesse, une vie douce, une vie belle. 
Comment comprendre cette ambivalence face à la mort? Comment vouloir en même temps la repousser et la souhaiter tout aussi fort ?Ces questions sont souvent résolues dans la volonté d’appliquer un sens. Donner un sens à la vie. Donner un sens à la mort. Ne pas mourir pour rien.Ne pas vivre pour rien. Mais est-ce réellement une réponse ou plutôt l’aveu d’un échec ? 
Aveu de notre incapacité à saisir la vie ? Ne faut-il pas reprendre possession de notre finitude pour vivre libre ? Choisir sa mort, le moment de sa mort, est-ce comme choisir sa vie ? Peut-on faire de nous-mêmes tout ce que l’on désire ou doit-on s’imposer des limites ? Vire ou mourir ? Vivre et mourir ? Comment penser l’un et l’autre ? Comment vivre l’un et l’autre ? 
C’est à toutes ces questions, et bien d’autre, que nous essaierons de répondre ce soir avec notre invité : 
Bertrand Vergely, philosophe et auteur – entre autres – de l’essai Entretiens au bord de la mort, publié chez Bartillat en 2015. 

    
        
        
    

Extraits :  
Reportage France2 : Le cas Vincent Lambert.  
True Detective, Saison 1 Episode 1 
Playlist :  
Odessa, My Friends never die 
Phoenix, Countdown 
Animation : Mélanie Péclat 
Réalisation : Christophe Da Cunha 
</itunes:summary><pubDate>Sun, 13 Dec 2015 00:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-entr-b951c347.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-entr-b951c347.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/v2lX-deshabillez-moi-entretiens-au-bord-de-la-mort</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-abUqlFnDRU.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi - Les classiques du soin</title><description><![CDATA[Déshabillez-moi 
15 novembre2015 

    
        
        
    

« Dis-toi bien que tu ne meurs pas parce que tu es malade, mais parce que tu es vivant », écrit Montaigne. La maladie n’est alors qu’un symptôme de la vie. Une sorte de double preuve ; celle de la finitude de l’homme d’un côté et celle que la vie n’est justement pas finie, de l’autre. En ce sens, la maladie fait partie intégrante de l’homme. 
Parce que tous sont touchés mais que chacun la vit différemment, la maladie est un vécu subjectif et universel. A chacun sa maladie. A chacun sa souffrance. A chacun sa manière de &quot;vivre avec&quot;. Les maladies et les malades sont multiples. La manière de les soigner aussi.En confiant sa vulnérabilité au soignant, le patient choisit de sortir de la prison dans laquelle l’enferme sa souffrance et de s’ouvrir à celui en qui il met toute sa confiance : son médecin. 
Comment celui-ci peut-il alors dans un même temps trouver les moyens les plus rationnels pour parvenir à une fin - achever la maladie - et en même temps prendre en considération la subjectivité de la souffrance individuelle ? 
Si le médecin, pour soigner, a besoin de poser un diagnostic, d’objectiver la maladie, il doit en même temps veiller à ne pas déconsidérer l’importance du vécu subjectif du malade. Comment concilier la subjectivité du souffrant, le besoin d’objectivité du soignant et les limitations imposées à la médecine, non seulement par ses capacités techniques, mais aussi par les politiques publiques en matière de santé ? 
La question de la maladie et de son traitement dépasse le couple soignant-soigné. La politique et la science transcendent en effet la relation qui s’institue entre le médecin et son patient. Comment les connaissances et savoir-faire techniques s’imbriquent-ils dans des questionnements éthiques et des logiques de stratégies politiques et de coûts publics ? 
Comment se construit le contrat de confiance nécessaire entre un patient et son médecin quand son art est contraint par la limitation que lui imposent ses facultés, ses valeurs mais aussi la déontologie d’une profession, elle-même encadrée par des décisions politiques qui la dépassent ? 
Si la maladie est l’affaire de chacun, elle n’en est pas moins l’affaire de tous. Comment penser la rupture entre une expérience hautement subjective et des logiques rationnelles qui nécessitent justement de dépasser toute subjectivité ? 
C’est à toutes ces questions que nous essaierons de répondre avec notre invitée de ce soir : Céline Lefève, Maître de conférence en philosophie à l’université Paris Diderot, directrice du centre Canguilhem et responsable du programme Sorbonne Paris Cité « La Personne en médecine ». Elle a aussi dirigé, avec Lazare Benaroyo et Frédéric Worms l’ouvrage collectif intitulé « Les classiques du soin », publié chez PUF en octobre 2015. 

    
        
        
    

Playlist : 
Eminem et Doctor Dre, I need a doctor 
Carole Douglas, Doctors Orders 
Doc Gynéco, Viens voir le docteur 
Animation : Mélanie Péclat 
Réalisation technique : Christophe Da Cuhna 
]]></description><itunes:summary>Déshabillez-moi 
15 novembre2015 

    
        
        
    

« Dis-toi bien que tu ne meurs pas parce que tu es malade, mais parce que tu es vivant », écrit Montaigne. La maladie n’est alors qu’un symptôme de la vie. Une sorte de double preuve ; celle de la finitude de l’homme d’un côté et celle que la vie n’est justement pas finie, de l’autre. En ce sens, la maladie fait partie intégrante de l’homme. 
Parce que tous sont touchés mais que chacun la vit différemment, la maladie est un vécu subjectif et universel. A chacun sa maladie. A chacun sa souffrance. A chacun sa manière de "vivre avec". Les maladies et les malades sont multiples. La manière de les soigner aussi.En confiant sa vulnérabilité au soignant, le patient choisit de sortir de la prison dans laquelle l’enferme sa souffrance et de s’ouvrir à celui en qui il met toute sa confiance : son médecin. 
Comment celui-ci peut-il alors dans un même temps trouver les moyens les plus rationnels pour parvenir à une fin - achever la maladie - et en même temps prendre en considération la subjectivité de la souffrance individuelle ? 
Si le médecin, pour soigner, a besoin de poser un diagnostic, d’objectiver la maladie, il doit en même temps veiller à ne pas déconsidérer l’importance du vécu subjectif du malade. Comment concilier la subjectivité du souffrant, le besoin d’objectivité du soignant et les limitations imposées à la médecine, non seulement par ses capacités techniques, mais aussi par les politiques publiques en matière de santé ? 
La question de la maladie et de son traitement dépasse le couple soignant-soigné. La politique et la science transcendent en effet la relation qui s’institue entre le médecin et son patient. Comment les connaissances et savoir-faire techniques s’imbriquent-ils dans des questionnements éthiques et des logiques de stratégies politiques et de coûts publics ? 
Comment se construit le contrat de confiance nécessaire entre un patient et son médecin quand son art est contraint par la limitation que lui imposent ses facultés, ses valeurs mais aussi la déontologie d’une profession, elle-même encadrée par des décisions politiques qui la dépassent ? 
Si la maladie est l’affaire de chacun, elle n’en est pas moins l’affaire de tous. Comment penser la rupture entre une expérience hautement subjective et des logiques rationnelles qui nécessitent justement de dépasser toute subjectivité ? 
C’est à toutes ces questions que nous essaierons de répondre avec notre invitée de ce soir : Céline Lefève, Maître de conférence en philosophie à l’université Paris Diderot, directrice du centre Canguilhem et responsable du programme Sorbonne Paris Cité « La Personne en médecine ». Elle a aussi dirigé, avec Lazare Benaroyo et Frédéric Worms l’ouvrage collectif intitulé « Les classiques du soin », publié chez PUF en octobre 2015. 

    
        
        
    

Playlist : 
Eminem et Doctor Dre, I need a doctor 
Carole Douglas, Doctors Orders 
Doc Gynéco, Viens voir le docteur 
Animation : Mélanie Péclat 
Réalisation technique : Christophe Da Cuhna 
</itunes:summary><pubDate>Sun, 15 Nov 2015 00:00:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-les-d55588d6.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-les-d55588d6.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/prQ-deshabillez-moi-les-classiques-du-soin</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-NbxqFmrnmp.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi : Qui vivra qui mourra</title><description><![CDATA[Déshabillez-moi 18/10/2015  

    
        
        
    

  Pour la troisième année consécutive, Déshabillez-moi vous invite à faire un voyage dans la pensée de celles et ceux qui font la philosophie. Un voyage au cœur de la raison, pour vous montrer qu’elle sait se saisir des problématiques contemporaines. Education, désir, genre, liberté, émotions collectives, tout peut être examiné par la philosophie et ceux qui la pratiquent. Et justement, ce soir, nous embarquons dans une question hautement contemporaine, celle du dilemme moral entraîné par la nécessité de choisir qui peut vivre et qui doit mourir. Cette question, si elle est rarement posée aussi directement dans l’espace public et médiatique, est pourtant traitée dans de nombreuses fictions contemporaines. Du psychopathe qui pousse ses victimes à tuer pour sauver leur peau à la mise en place d’un plan de stérilisation de la population pour palier au manque de ressources alimentaires… la fiction révèle une préoccupation qui certes, n’est pas nouvelle, mais est amplifiée par les problématiques liées à l’actualité. La catastrophe écologique vers laquelle nous courons inexorablement, l’incapacité des Etats européens et nord-américains à gérer les flux migratoires et à assurer la sécurité des migrants ou encore l’augmentation des inégalités sociales ; toutes ces problématiques auxquelles nous devons faire face aujourd’hui nous imposent un dilemme moral – dont les politiques refusent souvent de se saisir – mais que connaissent pourtant bien les médecins urgentistes ou les sauveteurs en mer : Doit-on accepter de sacrifier quelques-uns pour permettre au plus grand nombre de vivre ? Qui faudrait-il alors sacrifier ? Qui a le droit de vivre et qui doit mourir ? Et c’est cette question que pose notre invitée de ce soir, Frédérique Leichter-Flack, maître de conférences en littérature à l’Université de Nanterre. Elle a publié chez Albin Michel l’excellent essai Qui vivra qui mourra. Quand on ne peut pas sauver tout le monde.  

    
        
        
    

  Playlist : 
Extraits :  
  Animation : Mélanie Péclat Réalisation technique : Mikel Perez 
]]></description><itunes:summary>Déshabillez-moi 18/10/2015  

    
        
        
    

  Pour la troisième année consécutive, Déshabillez-moi vous invite à faire un voyage dans la pensée de celles et ceux qui font la philosophie. Un voyage au cœur de la raison, pour vous montrer qu’elle sait se saisir des problématiques contemporaines. Education, désir, genre, liberté, émotions collectives, tout peut être examiné par la philosophie et ceux qui la pratiquent. Et justement, ce soir, nous embarquons dans une question hautement contemporaine, celle du dilemme moral entraîné par la nécessité de choisir qui peut vivre et qui doit mourir. Cette question, si elle est rarement posée aussi directement dans l’espace public et médiatique, est pourtant traitée dans de nombreuses fictions contemporaines. Du psychopathe qui pousse ses victimes à tuer pour sauver leur peau à la mise en place d’un plan de stérilisation de la population pour palier au manque de ressources alimentaires… la fiction révèle une préoccupation qui certes, n’est pas nouvelle, mais est amplifiée par les problématiques liées à l’actualité. La catastrophe écologique vers laquelle nous courons inexorablement, l’incapacité des Etats européens et nord-américains à gérer les flux migratoires et à assurer la sécurité des migrants ou encore l’augmentation des inégalités sociales ; toutes ces problématiques auxquelles nous devons faire face aujourd’hui nous imposent un dilemme moral – dont les politiques refusent souvent de se saisir – mais que connaissent pourtant bien les médecins urgentistes ou les sauveteurs en mer : Doit-on accepter de sacrifier quelques-uns pour permettre au plus grand nombre de vivre ? Qui faudrait-il alors sacrifier ? Qui a le droit de vivre et qui doit mourir ? Et c’est cette question que pose notre invitée de ce soir, Frédérique Leichter-Flack, maître de conférences en littérature à l’Université de Nanterre. Elle a publié chez Albin Michel l’excellent essai Qui vivra qui mourra. Quand on ne peut pas sauver tout le monde.  

    
        
        
    

  Playlist : 
Extraits :  
  Animation : Mélanie Péclat Réalisation technique : Mikel Perez 
</itunes:summary><pubDate>Sun, 18 Oct 2015 00:00:00 +0200</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-qui-43bac3f6.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-qui-43bac3f6.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/RZw-deshabillez-moi-qui-vivra-qui-mourra</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-aqMthbAa1P.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi vous rhabille pour l'été // 28 juin 2015</title><description><![CDATA[
    
        
        
    

Pour cette dernière émission de l&#039;année, Déshabillez-moi vous propose des conseils de lecture et de séries pour l&#039;été avec nos deux invités: - La Nouvelle Académie, espace d&#039;expression et d&#039;échanges philosophiques et revue étudiante ; représentée par Nassim Barkat, trésorier de l&#039;association. - Flore Di Scuillo, productrice, réalisatrice et animatrice de l&#039;émission &quot;Le prochain épisode&quot; sur Radio Campus Paris.    

    
        
        
    

Playlist :  Vincent Peirani et Emile Parisien, Egyptian Fantasy M.A. Beat, Toy Box Les fils de joie, Les plaisirs chers     Animation : Anaïs Vois et Mélanie Péclat Réalisation : Maxime Fassiotti 
]]></description><itunes:summary>
    
        
        
    

Pour cette dernière émission de l'année, Déshabillez-moi vous propose des conseils de lecture et de séries pour l'été avec nos deux invités: - La Nouvelle Académie, espace d'expression et d'échanges philosophiques et revue étudiante ; représentée par Nassim Barkat, trésorier de l'association. - Flore Di Scuillo, productrice, réalisatrice et animatrice de l'émission "Le prochain épisode" sur Radio Campus Paris.    

    
        
        
    

Playlist :  Vincent Peirani et Emile Parisien, Egyptian Fantasy M.A. Beat, Toy Box Les fils de joie, Les plaisirs chers     Animation : Anaïs Vois et Mélanie Péclat Réalisation : Maxime Fassiotti 
</itunes:summary><pubDate>Wed, 08 Jul 2015 08:26:19 +0200</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-vous-9e82c56b.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-vous-9e82c56b.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/zZ5-deshabillez-moi-vous-rhabille-pour-lete-28-juin-2015</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-RUGXBsRUlb.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi la science-fiction</title><description><![CDATA[Déshabillez-moi 3 mai 2015   

    
        
        
    

« Je suis né en 1952, en plein baby-boom américain. Pour tout individu qui a grandi au début de la seconde moitié du XXIe siècle, comme moi, l’avenir et ses potentialités terrifiantes étaient définis par deux livres : 1984 de Georges Orwell et Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley. Ces deux livres étaient infiniment plus prémonitoires que tout autre à l’époque, parce qu’ils étaient centrés sur deux techniques différentes qui allaient effectivement apparaître et définir le monde au cours des deux générations suivantes. 1984 abordait ce que l’on appelle maintenant les techniques de l’information ; l’instrument essentiel du vaste empire totalitaire instauré en Océania est un équipement appelé le « télécrant », vaste panneau oblong encastré dans un mur qui peut à la fois émettre et recevoir des images de chaque foyer individuel, centralisé chez un Big Brother à vocation de contrôleur universel.  (…) Le Meilleur des mondes, de son côté, abordait l’autre grande révolution technologique qui allait naître, celle de la biotechnique. La « bokanovskification », c’est-à-dire la procréation non pas in utero mais in vitro ; la drogue appelée soma, procurant aux individus le bonheur instantané (…) et les modifications du comportement induites par répétition constante et subliminale (et par administration de diverses hormones, si cela ne suffit pas) – tout cela donnait à ce livre son atmosphère particulièrement terrifiante. » C’est ainsi que Francis Fukuyama ouvre son ouvrage La fin de l’homme, les conséquences de la révolution biotechnique, publié en 2002.  Et c’est avec lui que nous faisons un léger crochet par le passé pour démarrer notre réflexion sur les liens entre la philosophie et la science fiction. Si le film Matrix a mis en lumière, pour le grand public, les liens étroits qu’elles peuvent entretenir – impossible en effet de ne pas y voir la référence à la caverne de Platon – les auteurs de science fiction, les cinéastes et autres essayistes n’ont pas attendu 1999 pour s’approprier des problématiques philosophiques. Mais l’intérêt est réciproque et la science fiction aussi est un objet de réflexion pour les philosophes. C’est le cas de notre invitée, Sylvie Allouche, Docteur en philosophie et Maître de conférences à l’Université Catholique de Lyon, à cheval entre la science dite « dure » et les sciences humaines et spécialiste de la relation entre philosophie et fiction et plus précisément entre philosophie et science fiction. Quand et comment la science fiction est-elle devenue un objet d’étude pour les philosophes ? Comment la science-fiction inspire et s’inspire de la philosophie ? Comment la philosophie et la science fiction pensent-elles notre monde en général et l’homme en particulier ? C’est à toutes ces questions, et bien d’autres, que nous essaierons de répondre ce soir. Playlist : Felix Kubin, Hotel Supernova Christine Pilzer, Mon p&#039;tit homme spatial   Extraits : Bande annonce du film Interstellar de Christopher Nolan Spot annonçant la série Black Mirror (saison 1, épisode 3) sur France 4   Invitée : Sylvie Allouche Animation : Mélanie Péclat Réalisation : Corentin Kerdraon       
]]></description><itunes:summary>Déshabillez-moi 3 mai 2015   

    
        
        
    

« Je suis né en 1952, en plein baby-boom américain. Pour tout individu qui a grandi au début de la seconde moitié du XXIe siècle, comme moi, l’avenir et ses potentialités terrifiantes étaient définis par deux livres : 1984 de Georges Orwell et Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley. Ces deux livres étaient infiniment plus prémonitoires que tout autre à l’époque, parce qu’ils étaient centrés sur deux techniques différentes qui allaient effectivement apparaître et définir le monde au cours des deux générations suivantes. 1984 abordait ce que l’on appelle maintenant les techniques de l’information ; l’instrument essentiel du vaste empire totalitaire instauré en Océania est un équipement appelé le « télécrant », vaste panneau oblong encastré dans un mur qui peut à la fois émettre et recevoir des images de chaque foyer individuel, centralisé chez un Big Brother à vocation de contrôleur universel.  (…) Le Meilleur des mondes, de son côté, abordait l’autre grande révolution technologique qui allait naître, celle de la biotechnique. La « bokanovskification », c’est-à-dire la procréation non pas in utero mais in vitro ; la drogue appelée soma, procurant aux individus le bonheur instantané (…) et les modifications du comportement induites par répétition constante et subliminale (et par administration de diverses hormones, si cela ne suffit pas) – tout cela donnait à ce livre son atmosphère particulièrement terrifiante. » C’est ainsi que Francis Fukuyama ouvre son ouvrage La fin de l’homme, les conséquences de la révolution biotechnique, publié en 2002.  Et c’est avec lui que nous faisons un léger crochet par le passé pour démarrer notre réflexion sur les liens entre la philosophie et la science fiction. Si le film Matrix a mis en lumière, pour le grand public, les liens étroits qu’elles peuvent entretenir – impossible en effet de ne pas y voir la référence à la caverne de Platon – les auteurs de science fiction, les cinéastes et autres essayistes n’ont pas attendu 1999 pour s’approprier des problématiques philosophiques. Mais l’intérêt est réciproque et la science fiction aussi est un objet de réflexion pour les philosophes. C’est le cas de notre invitée, Sylvie Allouche, Docteur en philosophie et Maître de conférences à l’Université Catholique de Lyon, à cheval entre la science dite « dure » et les sciences humaines et spécialiste de la relation entre philosophie et fiction et plus précisément entre philosophie et science fiction. Quand et comment la science fiction est-elle devenue un objet d’étude pour les philosophes ? Comment la science-fiction inspire et s’inspire de la philosophie ? Comment la philosophie et la science fiction pensent-elles notre monde en général et l’homme en particulier ? C’est à toutes ces questions, et bien d’autres, que nous essaierons de répondre ce soir. Playlist : Felix Kubin, Hotel Supernova Christine Pilzer, Mon p'tit homme spatial   Extraits : Bande annonce du film Interstellar de Christopher Nolan Spot annonçant la série Black Mirror (saison 1, épisode 3) sur France 4   Invitée : Sylvie Allouche Animation : Mélanie Péclat Réalisation : Corentin Kerdraon       
</itunes:summary><pubDate>Sun, 03 May 2015 10:03:14 +0200</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-la-s-26c0a325.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-la-s-26c0a325.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/RmR-deshabillez-moi-la-science-fiction</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-dRymB1I6dq.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi : Enseigner la philosophie</title><description><![CDATA[Déshabillez-moi  08/03/2015  

    
        
        
    

  Quels souvenirs vous restent-ils de vos cours de philosophie de terminale ? Que pourriez-vous reprocher à votre professeur de l&#039;époque ? Ce sont les questions que nous avons posées à quelques bénévoles de Radio Campus Paris qui ont en commun le fait de ne pas avoir continué dans leur apprentissage de la philosophie. Désillusion, plaisir, interaction, bon prof, mauvais prof, trop de livres et de concepts, pas assez de liberté... autant de réponse possibles, mais ce qui est certain, c&#039;est que l&#039;enseignement de la philosophie a marqué. En bien ou en mal. Mais il a marqué l&#039;apprentissage de chacun, parce qu&#039;il est venu perturber une certaine manière de réfléchir, ou justement parce qu&#039;il n&#039;y est pas parvenu, contre toute attente. 

    
        
        
    

Pourtant, en France, l&#039;enseignement de la philosophie n&#039;occupe qu&#039;une place secondaire au lycée. Si « La reine des matières » ouvre le bal du baccalauréat, elle n&#039;est cependant transmise aux étudiants que pendant une toute petite année. 10 mois pour acquérir concepts et clés qui devraient permettre aux élèves de réfléchir sur le monde qui les entoure. Or, le philosophe - même en herbe - doit passer par un apprentissage long et difficile de l&#039;histoire des idées pour parvenir à construire une réflexion libre – tout comme le musicien ne peut composer ou improviser la musique sans connaître ses gammes.    

    
        
        
    

  Comment, en si peu de temps, offrir aux élèves les clés pour une réflexion libre ? Comment leur apprendre à réfléchir ? La philosophie, en tant qu&#039;elle offre une arme réflexive sur le monde, se doit d&#039;être influencée par une réflexion large sur la manière dont elle doit être enseignée aux élèves. Quelle est alors la place de l&#039;enseignant de philosophie ? Comment peut-il remplir cette si haute responsabilité ? Comment combattre les désillusions auxquelles peuvent conduire les quelques premiers mois de philosophie et donner aux jeunes et aux autres les clés pour une réflexion libre ?  Comment doit-on enseigner la philosophie ? Peut-on l&#039;enseigner autrement qu&#039;à l&#039;aide des grimoires qui ont contribué à la fabrication de son histoire ? C&#039;est à toutes ces questions (et bien d&#039;autres) que nous essaierons de répondre avec nos deux invités de ce soir : Bastien Sueur, formateur auprès des enseignants de philosophie dans l&#039;académie de Versailles et enseignant dans le micro-lycee Kastler à Cergy. Guillaume Lequien : Enseignant de philosophie dans un lycée très calme du Sud de l&#039;Essonne. Tous les deux sont membres du collectif de réflexion pédagogique sur l&#039;enseignement de la philosophie &quot;Enseigner la philosophie autrement&quot; (EphA) et ont contribué à l&#039;ouvrage collectif dirigé par Hugo Clémot « Enseigner la philosophie avec le cinéma » qui sortira à la fin du mois.   Pour continuer la réflexion : Le Festival philosophique du film- Eidon.     Playlist :  Dominique A, Semana Santa Jimmy Whispers, Vacation Belle and Sebastian, The Party Line   Animation : Mélanie Péclat et Anaïs Vois Réalisation : Charlène Nouyoux     
]]></description><itunes:summary>Déshabillez-moi  08/03/2015  

    
        
        
    

  Quels souvenirs vous restent-ils de vos cours de philosophie de terminale ? Que pourriez-vous reprocher à votre professeur de l'époque ? Ce sont les questions que nous avons posées à quelques bénévoles de Radio Campus Paris qui ont en commun le fait de ne pas avoir continué dans leur apprentissage de la philosophie. Désillusion, plaisir, interaction, bon prof, mauvais prof, trop de livres et de concepts, pas assez de liberté... autant de réponse possibles, mais ce qui est certain, c'est que l'enseignement de la philosophie a marqué. En bien ou en mal. Mais il a marqué l'apprentissage de chacun, parce qu'il est venu perturber une certaine manière de réfléchir, ou justement parce qu'il n'y est pas parvenu, contre toute attente. 

    
        
        
    

Pourtant, en France, l'enseignement de la philosophie n'occupe qu'une place secondaire au lycée. Si « La reine des matières » ouvre le bal du baccalauréat, elle n'est cependant transmise aux étudiants que pendant une toute petite année. 10 mois pour acquérir concepts et clés qui devraient permettre aux élèves de réfléchir sur le monde qui les entoure. Or, le philosophe - même en herbe - doit passer par un apprentissage long et difficile de l'histoire des idées pour parvenir à construire une réflexion libre – tout comme le musicien ne peut composer ou improviser la musique sans connaître ses gammes.    

    
        
        
    

  Comment, en si peu de temps, offrir aux élèves les clés pour une réflexion libre ? Comment leur apprendre à réfléchir ? La philosophie, en tant qu'elle offre une arme réflexive sur le monde, se doit d'être influencée par une réflexion large sur la manière dont elle doit être enseignée aux élèves. Quelle est alors la place de l'enseignant de philosophie ? Comment peut-il remplir cette si haute responsabilité ? Comment combattre les désillusions auxquelles peuvent conduire les quelques premiers mois de philosophie et donner aux jeunes et aux autres les clés pour une réflexion libre ?  Comment doit-on enseigner la philosophie ? Peut-on l'enseigner autrement qu'à l'aide des grimoires qui ont contribué à la fabrication de son histoire ? C'est à toutes ces questions (et bien d'autres) que nous essaierons de répondre avec nos deux invités de ce soir : Bastien Sueur, formateur auprès des enseignants de philosophie dans l'académie de Versailles et enseignant dans le micro-lycee Kastler à Cergy. Guillaume Lequien : Enseignant de philosophie dans un lycée très calme du Sud de l'Essonne. Tous les deux sont membres du collectif de réflexion pédagogique sur l'enseignement de la philosophie "Enseigner la philosophie autrement" (EphA) et ont contribué à l'ouvrage collectif dirigé par Hugo Clémot « Enseigner la philosophie avec le cinéma » qui sortira à la fin du mois.   Pour continuer la réflexion : Le Festival philosophique du film- Eidon.     Playlist :  Dominique A, Semana Santa Jimmy Whispers, Vacation Belle and Sebastian, The Party Line   Animation : Mélanie Péclat et Anaïs Vois Réalisation : Charlène Nouyoux     
</itunes:summary><pubDate>Tue, 10 Mar 2015 20:06:00 +0100</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-ense-93e23b97.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-ense-93e23b97.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/zoZ-deshabillez-moi-enseigner-la-philosophie</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-8SvlhiThvk.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi les émotions collectives</title><description><![CDATA[
    
        
        
    

  DESHABILLEZ-MOI - 08/02/2015 LES EMOTIONS COLLECTIVES 
Sandor Ferenczi, un disciple de Freud, définit le traumatisme de la façon suivante : « Le « choc » est équivalent à l’anéantissement du sentiment de soi, de la capacité de résister, d’agir et de penser en vue de défendre le soi propre. Il se peut aussi que les organes qui assurent la préservation du soi abandonnent, ou du moins réduisent, leurs fonctions à l’extrême. (Le mot Erschütterung [commotion psychique] vient de Schutt [débris] ; il englobe l’écroulement, la perte de sa forme propre et l’acceptation facile et sans résistance d’une forme octroyée, « à la manière d’un sac de farine ».) » 
C’est pour sortir de cet état de choc que Déshabillez-moi a choisi ce soir de revenir sur l’attentat qui a frappé Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 ainsi que sur les différentes prises d’otages qui ont suivi l’attaque. La violence intervient là où les mots se trouvent chasser du champ de la signification. La violence saisit les hommes dans leurs chairs. La violence annihile toute tentative de penser. Un arrêt du sens, encéphalogramme plat de la réflexion. Pour ne pas rester prisonnier de l’état de sidération dans laquelle ces actes terroristes nous ont tous plongé, pour dépasser les réactions immédiates et essentiellement émotionnelles, Déshabillez-moi a choisi de remettre la pensée au travail. 
Tout d&#039;abord, un bref rappel des faits. Le mercredi 7 janvier, aux alentours de midi, deux hommes armés font irruption dans la salle de rédaction de Charlie Hebdo. Ils tuent 12 personnes dont les dessinateurs Cabu, Charb, Tignous et Wolinski ainsi que deux policiers. Les terroristes lancent des « Alahou akbar » ainsi que des « on a tué Charlie ! On a vengé le prophète.» Ils prennent la fuite. Le lendemain, près de Montrouge, une policière est assassinée par un tireur isolé. Vendredi 9 janvier, alors que les frères Kouachi sont retranchés dans une imprimerie de Seine et Marne, le tueur de Montrouge prend en otage une supérette casher près de la Porte de Vincennes. Après des heures haletantes, l&#039;assaut est donné aussi bien en Seine et Marne que Porte de Vincennes. Bilan : les trois terroristes, qui se connaissaient, ont été tués. 4 personnes sont mortes dans l&#039;Hyper Casher. 
Ces événements ont déclenché une vague de solidarité sans précédent. Sur les réseaux sociaux circulait en masse le message de soutien : « Je suis Charlie ». De nombreux rassemblements ont eu lieu dans toute la France mais aussi à l&#039;étranger. 
Dérivé de terror, étymon latin de terreur, avec le suffixe- isme. Ce terme a été attesté pour la première fois en novembre 1794, il désigne alors la &quot;doctrine des partisans de la Terreur&quot;. 
Ne nous méprenons pas. Le terrorisme n&#039;est pas né avec l&#039;islamisme radical. De tous temps, et pour tout type de cause, des hommes et des femmes se sont arrogés le droit de faire usage de violence afin de faire valoir leurs revendications. Pensons par exemple à Action Directe ou encore à certains mouvements de libération nationale comme ceux qui sévissent en Corse et au Pays Basque. Ce qui caractérise le fanatisme réside en ceci que ses représentants considèrent leurs revendications comme résultant de vérités absolues qui ne doivent au grand jamais être soumises au doute. D&#039;une certaine manière, le fanatisme, qu&#039;il soit ou non religieux, présuppose un anéantissement de la pensée. Ce qui change néanmoins avec les attentats de Charlie Hebdo, et ce depuis le 11 septembre, c’est le traitement médiatique de l’info et les réactions que cela suscite dans la population. A grands coups de sensationnalisme, les médias donnent une toute autre dimension à ce type d’affaire. A l’aire de l’ultra connectivité, internet s’embrase vite. Pour le meilleur. Et pour le pire. 
Comment les attentats terroristes sont-ils traités aujourd’hui ? Comment ne pas tomber dans le piège du sensationnalisme ? Que peuvent nous apprendre les réactions de chacun sur la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui ? 
  Extraits sonores :  - Attentat contre Charlie Hebo : rassemblement dans l&#039;émotion à Paris. BFMTV - Je suis Charlie : Retour sur la plus grande manifestation de l&#039;histoire de France. France 24 - Je suis Charlie, de JB Bullet.    Playlist :  - Odissey et Oracle, 2016 - Moon, Neptune - Pain noir, Requin Baleine   Animation : Anaïs Vois et Mélanie Péclat Réalisation : Charlène Nouyoux Invité : Mystère     
]]></description><itunes:summary>
    
        
        
    

  DESHABILLEZ-MOI - 08/02/2015 LES EMOTIONS COLLECTIVES 
Sandor Ferenczi, un disciple de Freud, définit le traumatisme de la façon suivante : « Le « choc » est équivalent à l’anéantissement du sentiment de soi, de la capacité de résister, d’agir et de penser en vue de défendre le soi propre. Il se peut aussi que les organes qui assurent la préservation du soi abandonnent, ou du moins réduisent, leurs fonctions à l’extrême. (Le mot Erschütterung [commotion psychique] vient de Schutt [débris] ; il englobe l’écroulement, la perte de sa forme propre et l’acceptation facile et sans résistance d’une forme octroyée, « à la manière d’un sac de farine ».) » 
C’est pour sortir de cet état de choc que Déshabillez-moi a choisi ce soir de revenir sur l’attentat qui a frappé Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 ainsi que sur les différentes prises d’otages qui ont suivi l’attaque. La violence intervient là où les mots se trouvent chasser du champ de la signification. La violence saisit les hommes dans leurs chairs. La violence annihile toute tentative de penser. Un arrêt du sens, encéphalogramme plat de la réflexion. Pour ne pas rester prisonnier de l’état de sidération dans laquelle ces actes terroristes nous ont tous plongé, pour dépasser les réactions immédiates et essentiellement émotionnelles, Déshabillez-moi a choisi de remettre la pensée au travail. 
Tout d'abord, un bref rappel des faits. Le mercredi 7 janvier, aux alentours de midi, deux hommes armés font irruption dans la salle de rédaction de Charlie Hebdo. Ils tuent 12 personnes dont les dessinateurs Cabu, Charb, Tignous et Wolinski ainsi que deux policiers. Les terroristes lancent des « Alahou akbar » ainsi que des « on a tué Charlie ! On a vengé le prophète.» Ils prennent la fuite. Le lendemain, près de Montrouge, une policière est assassinée par un tireur isolé. Vendredi 9 janvier, alors que les frères Kouachi sont retranchés dans une imprimerie de Seine et Marne, le tueur de Montrouge prend en otage une supérette casher près de la Porte de Vincennes. Après des heures haletantes, l'assaut est donné aussi bien en Seine et Marne que Porte de Vincennes. Bilan : les trois terroristes, qui se connaissaient, ont été tués. 4 personnes sont mortes dans l'Hyper Casher. 
Ces événements ont déclenché une vague de solidarité sans précédent. Sur les réseaux sociaux circulait en masse le message de soutien : « Je suis Charlie ». De nombreux rassemblements ont eu lieu dans toute la France mais aussi à l'étranger. 
Dérivé de terror, étymon latin de terreur, avec le suffixe- isme. Ce terme a été attesté pour la première fois en novembre 1794, il désigne alors la "doctrine des partisans de la Terreur". 
Ne nous méprenons pas. Le terrorisme n'est pas né avec l'islamisme radical. De tous temps, et pour tout type de cause, des hommes et des femmes se sont arrogés le droit de faire usage de violence afin de faire valoir leurs revendications. Pensons par exemple à Action Directe ou encore à certains mouvements de libération nationale comme ceux qui sévissent en Corse et au Pays Basque. Ce qui caractérise le fanatisme réside en ceci que ses représentants considèrent leurs revendications comme résultant de vérités absolues qui ne doivent au grand jamais être soumises au doute. D'une certaine manière, le fanatisme, qu'il soit ou non religieux, présuppose un anéantissement de la pensée. Ce qui change néanmoins avec les attentats de Charlie Hebdo, et ce depuis le 11 septembre, c’est le traitement médiatique de l’info et les réactions que cela suscite dans la population. A grands coups de sensationnalisme, les médias donnent une toute autre dimension à ce type d’affaire. A l’aire de l’ultra connectivité, internet s’embrase vite. Pour le meilleur. Et pour le pire. 
Comment les attentats terroristes sont-ils traités aujourd’hui ? Comment ne pas tomber dans le piège du sensationnalisme ? Que peuvent nous apprendre les réactions de chacun sur la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui ? 
  Extraits sonores :  - Attentat contre Charlie Hebo : rassemblement dans l'émotion à Paris. BFMTV - Je suis Charlie : Retour sur la plus grande manifestation de l'histoire de France. France 24 - Je suis Charlie, de JB Bullet.    Playlist :  - Odissey et Oracle, 2016 - Moon, Neptune - Pain noir, Requin Baleine   Animation : Anaïs Vois et Mélanie Péclat Réalisation : Charlène Nouyoux Invité : Mystère     
</itunes:summary><pubDate>Sat, 07 Feb 2015 12:29:15 +0100</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-les-30fb9343.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-les-30fb9343.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/7VB-deshabillez-moi-les-emotions-collectives</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-b4MyDnVssJ.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi la musique</title><description><![CDATA[14/12/2014  Déshabillez-moi La Musique  

    
        
        
    

  Elle accompagne nos jours et nos nuits, pénètre dans notre intimité comme elle se diffuse dans les lieux publics, elle peut être appréciée individuellement ou à plusieurs, et s’adapter à notre humeur. Festive,  mélodramatique, enjouée, lente, dynamique, populaire ou savante elle hérisse nos poils ou blesse nos oreilles. Tantôt rassembleuse, tantôt source de divergence, il est difficile de lui échapper. Quand elle ne s’impose pas à nous, nous la choisissons. Si la musique a accompagné toute l’histoire de l’humanité, elle demeure cependant longtemps peu estimée par la philosophie qui ne la considère pas comme un objet d’étude à part entière ou qui la catégorise, avec Kant, comme un art secondaire : « [La musique] produit une agréable jouissance personnelle. En revanche, si l’on estime la valeur des beaux-arts d’après la culture qu’ils procurent à l’âme, et si l’on prend pour critère l’extension des facultés qui doivent coïncider dans le jugement pour produire des connaissances, la musique sera reléguée au dernier rang des beaux-arts […]. De ce point de vue, les arts de l’image la dépassent largement. […] ». Pour Kant, non seulement la musique ne permet que difficilement à l’âme de s’élever mais a, en plus, le vice de manquer d’urbanité, dans le sens où « ses effets dépassent la limite qu’on voudrait lui assigner ; (…) elle s’impose et porte préjudice à ceux qui n’appartiennent pas à la société de musique ; ce qui n’est pas le cas des arts qui s’adressent à l’œil, puisqu’on peut toujours détourner son regard. » Si les moyens d’écoute ont changé depuis Kant et qu’il existe même aujourd’hui des « concerts au casque » qui règlent définitivement la question du bruit, il semblerait qu’il soit  impossible de détourner ses oreille de la musique qui est devenue la forme culturelle de masse par excellence. Elle se diffuse à travers tous les supports médiatiques et communicationnels ; elle se partage sur les réseaux sociaux et fait vendre. La musique est devenue la chose du monde la mieux partagée, et pourtant elle divise. Musique savante et musique populaire, musique de classe, musique élitiste, musique de vieux, boum boum de jeunes, musique de drogués, musique de meufs… Elle a su aussi bien séduire les philosophes (comme notre invitée) que les ménagères de moins de cinquante ans et est, en ce sens, un objet d’étude absolument fascinant. Entre le rejet de l’industrie culturelle définie comme un processus rationalisé de domestication des masses et la défense de la qualité esthétique de la musique populaire, la philosophie a su s’approprier ce terrain de recherche. Que dit la philosophie de la musique ? Comment la pense-t-elle, comment la dit-elle, comment l’écoute-elle et surtout comment l’une et l’autre peuvent-elles s’enrichir ? Vous l’aurez compris, ce soir, c’est en musique que nous déshabillerons notre invitée !   Invitée : Philosophe Féline Animation : Anaïs Vois et Mélanie Péclat       
]]></description><itunes:summary>14/12/2014  Déshabillez-moi La Musique  

    
        
        
    

  Elle accompagne nos jours et nos nuits, pénètre dans notre intimité comme elle se diffuse dans les lieux publics, elle peut être appréciée individuellement ou à plusieurs, et s’adapter à notre humeur. Festive,  mélodramatique, enjouée, lente, dynamique, populaire ou savante elle hérisse nos poils ou blesse nos oreilles. Tantôt rassembleuse, tantôt source de divergence, il est difficile de lui échapper. Quand elle ne s’impose pas à nous, nous la choisissons. Si la musique a accompagné toute l’histoire de l’humanité, elle demeure cependant longtemps peu estimée par la philosophie qui ne la considère pas comme un objet d’étude à part entière ou qui la catégorise, avec Kant, comme un art secondaire : « [La musique] produit une agréable jouissance personnelle. En revanche, si l’on estime la valeur des beaux-arts d’après la culture qu’ils procurent à l’âme, et si l’on prend pour critère l’extension des facultés qui doivent coïncider dans le jugement pour produire des connaissances, la musique sera reléguée au dernier rang des beaux-arts […]. De ce point de vue, les arts de l’image la dépassent largement. […] ». Pour Kant, non seulement la musique ne permet que difficilement à l’âme de s’élever mais a, en plus, le vice de manquer d’urbanité, dans le sens où « ses effets dépassent la limite qu’on voudrait lui assigner ; (…) elle s’impose et porte préjudice à ceux qui n’appartiennent pas à la société de musique ; ce qui n’est pas le cas des arts qui s’adressent à l’œil, puisqu’on peut toujours détourner son regard. » Si les moyens d’écoute ont changé depuis Kant et qu’il existe même aujourd’hui des « concerts au casque » qui règlent définitivement la question du bruit, il semblerait qu’il soit  impossible de détourner ses oreille de la musique qui est devenue la forme culturelle de masse par excellence. Elle se diffuse à travers tous les supports médiatiques et communicationnels ; elle se partage sur les réseaux sociaux et fait vendre. La musique est devenue la chose du monde la mieux partagée, et pourtant elle divise. Musique savante et musique populaire, musique de classe, musique élitiste, musique de vieux, boum boum de jeunes, musique de drogués, musique de meufs… Elle a su aussi bien séduire les philosophes (comme notre invitée) que les ménagères de moins de cinquante ans et est, en ce sens, un objet d’étude absolument fascinant. Entre le rejet de l’industrie culturelle définie comme un processus rationalisé de domestication des masses et la défense de la qualité esthétique de la musique populaire, la philosophie a su s’approprier ce terrain de recherche. Que dit la philosophie de la musique ? Comment la pense-t-elle, comment la dit-elle, comment l’écoute-elle et surtout comment l’une et l’autre peuvent-elles s’enrichir ? Vous l’aurez compris, ce soir, c’est en musique que nous déshabillerons notre invitée !   Invitée : Philosophe Féline Animation : Anaïs Vois et Mélanie Péclat       
</itunes:summary><pubDate>Sun, 14 Dec 2014 16:25:37 +0100</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-la-m-f8597ba3.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-la-m-f8597ba3.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/Nnv-deshabillez-moi-la-musique</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-lUcjFdrTXL.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi Michel Foucault</title><description><![CDATA[Déshabillez-moi 
Novembre 2014 

    
        
        
    

  Pour cette première de la saison, Anaïs et Mélanie déshabillent Michel Foucault et rendent hommage à Jacques Chancel.   Extraits choisis : Michel Foucault : La justice et la police, Vidéo INA  Michel Foucault à propos du livre « les mots et les choses, Vidéo INA Radioscopie, Jacques Chancel invite Michel Foucault, Vidéo INA Mort de Michel Foucault, Vidéo INA   Playlist :  Foucault Funk, The Michel Foucault Post Modern Blues Radiator Hospital, Cut your Bangs Cliché, Helicon   Animation : Anaïs Vois et Mélanie Péclat 
]]></description><itunes:summary>Déshabillez-moi 
Novembre 2014 

    
        
        
    

  Pour cette première de la saison, Anaïs et Mélanie déshabillent Michel Foucault et rendent hommage à Jacques Chancel.   Extraits choisis : Michel Foucault : La justice et la police, Vidéo INA  Michel Foucault à propos du livre « les mots et les choses, Vidéo INA Radioscopie, Jacques Chancel invite Michel Foucault, Vidéo INA Mort de Michel Foucault, Vidéo INA   Playlist :  Foucault Funk, The Michel Foucault Post Modern Blues Radiator Hospital, Cut your Bangs Cliché, Helicon   Animation : Anaïs Vois et Mélanie Péclat 
</itunes:summary><pubDate>Sun, 16 Nov 2014 15:57:55 +0100</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-mich-f56acce8.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-mich-f56acce8.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/MmG-deshabillez-moi-michel-foucault</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-PXg8XaLWhb.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi... Les étudiants en philosophie</title><description><![CDATA[
    
        
        
    

Déshabillez-moi! 
26/06/2014 
Cette année, on a beaucoup parlé de philosophie, en long, en large, et en travers. On a traité de sujets aussi divers que l&#039;éducation, le désir, le langage ou le genre. On a invité des hommes, des femmes, philosophes ou non. On a relayé la voix de l&#039;opinion publique, à travers nos microtrottoirs et autres extraits de films, pubs ou émissions télé. On a fait la part belle à la philosophie, parce qu&#039;on pense qu&#039;elle est importante, nécessaire même, pour se construire soi-même et s&#039;ouvrir aux autres. 
Alors c&#039;est vrai, la philosophie semble avoir un côté un peu vieillot, désuet, dans une époque où prendre le temps de la réflexion est devenu quasi-impossible. Une époque où il faut aller vite, très vite. Et gagner de l&#039;argent, beaucoup d&#039;argent. Dans un monde où les valeurs principales se situent dans la rentabilité et l&#039;argent, l&#039;enseignement de la philosophie a-t-il encore un sens ? Pourquoi des jeunes choisissent-ils encore cette discipline ? Et à quoi ça leur sert, exactement ? 
Oui, parce qu&#039;on a l&#039;impression qu&#039;aujourd&#039;hui, une discipline, un savoir, une connaissance, n&#039;a de sens que si elle sert à quelque chose. Or, la philosophie n&#039;est-elle justement pas dénuée de toute utilité -au sens propre- de toute rentabilité ? 
Pour essayer de comprendre si l&#039;apprentissage de la philosophie sert encore à quelque chose, et pourquoi certains choisissent cette voie plutôt que celle, toute tracée, de l&#039;école de commerce ou du master de droit, Anaïs et moi-même sommes heureuse de recevoir des anciens étudiants en philosophie. Certains l&#039;ont quittée, d&#039;autres y sont restés, mais elle a sans doute marqué leur vie professionnelle future. C&#039;est du moins ce que nous allons tenter de découvrir ce soir. 
Quel avenir pour les étudiants en philosophie ? 
Animation : Anaïs Vois et Mélanie Péclat 
Réalisation : Maxime Fassiotti 
]]></description><itunes:summary>
    
        
        
    

Déshabillez-moi! 
26/06/2014 
Cette année, on a beaucoup parlé de philosophie, en long, en large, et en travers. On a traité de sujets aussi divers que l'éducation, le désir, le langage ou le genre. On a invité des hommes, des femmes, philosophes ou non. On a relayé la voix de l'opinion publique, à travers nos microtrottoirs et autres extraits de films, pubs ou émissions télé. On a fait la part belle à la philosophie, parce qu'on pense qu'elle est importante, nécessaire même, pour se construire soi-même et s'ouvrir aux autres. 
Alors c'est vrai, la philosophie semble avoir un côté un peu vieillot, désuet, dans une époque où prendre le temps de la réflexion est devenu quasi-impossible. Une époque où il faut aller vite, très vite. Et gagner de l'argent, beaucoup d'argent. Dans un monde où les valeurs principales se situent dans la rentabilité et l'argent, l'enseignement de la philosophie a-t-il encore un sens ? Pourquoi des jeunes choisissent-ils encore cette discipline ? Et à quoi ça leur sert, exactement ? 
Oui, parce qu'on a l'impression qu'aujourd'hui, une discipline, un savoir, une connaissance, n'a de sens que si elle sert à quelque chose. Or, la philosophie n'est-elle justement pas dénuée de toute utilité -au sens propre- de toute rentabilité ? 
Pour essayer de comprendre si l'apprentissage de la philosophie sert encore à quelque chose, et pourquoi certains choisissent cette voie plutôt que celle, toute tracée, de l'école de commerce ou du master de droit, Anaïs et moi-même sommes heureuse de recevoir des anciens étudiants en philosophie. Certains l'ont quittée, d'autres y sont restés, mais elle a sans doute marqué leur vie professionnelle future. C'est du moins ce que nous allons tenter de découvrir ce soir. 
Quel avenir pour les étudiants en philosophie ? 
Animation : Anaïs Vois et Mélanie Péclat 
Réalisation : Maxime Fassiotti 
</itunes:summary><pubDate>Tue, 07 Oct 2014 21:44:45 +0200</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-les-d62c4a5c.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-les-d62c4a5c.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/83l-deshabillez-moi-les-etudiants-en-philosophie</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-tcFOhjWLhx.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi...Le Désir!</title><description><![CDATA[
    
        
        
    

Déshabillez-moi!  Le Désir 01/05/2014 Ce soir, « Déshabillez-moi » s’attaque à un sujet brûlant : le désir. Mais, c’est promis, notre invitée, Mélanie et moi-même tenterons de déshabiller avec vous le désir avec douceur et précaution. Parce que ces choses là, c’est fragile… Alors, le désir c’est quoi ? La philosophie dit relativement peu de choses à propos de l’amour. Quand elle en parle, c’est souvent avec une certaine distance qui confinerait presque à la condescendance. Pour autant, la question de l’amour pose celle du désir mais ne peut y être réduite. Comment selon cette perspective peut-on définir le désir ? Peut-on faire une différence entre une philosophie du désir et une philosophie de l’amour ? Et si oui, quelles différences? Dès Le Banquet de Platon, désir et amour semblent se confondre. Si l’on considère Le Banquet comme une philosophie du désir, émerge immédiatement un autre concept : celui du manque. Dans la conception de Platon, désir et manque sont intimement liés. S’il n’y a pas de manque, il n’y a pas de désir. La satisfaction du désir tue le manque et par là même, le désir. L’ombre du désir se figure donc dans les notions effrayantes d’insatisfaction, de frustration et de manque. Ainsi, aborder la question du désir rend nécessaire de plonger au cœur d’une position désagréable et inconfortable, mais pour le moins paradoxale. Désirer quelque chose ou quelqu’un n’en reste pas moins une position souhaitable et souhaitée. Mais pourquoi ? Pourquoi le sujet désirant est-il une position recherchée ? Pourquoi vaudrait-il mieux désirer quelque chose ou quelqu’un plutôt que se repaitre d’une satisfaction simple et tranquille ? La question se pose et ce dès l’antiquité, avec la philosophie d’Epicure par exemple. Epicure développe la doctrine de l’ataraxie, qui définit le bonheur comme une absence de trouble et de douleur. Le secret du bonheur résiderait dans notre capacité à faire la différence entre désirs naturels et désirs non naturels, désirs nécessaires et désirs non nécessaires. Pour être heureux, il s’agit dès lors de choisir quels désirs satisfaire et de ne pas se tromper. Quoiqu’il en soit, la question du désir est solidaire de celle du bonheur. Mais alors, comment mettre de l’ordre dans nos désirs ? Comment ne pas en devenir les esclaves et comment, chemin faisant, être heureux ? Si la question du désir pose celle du bonheur et du manque, elle n’en pose pas moins, comme je le disais tout à l’heure, celle de l’amour. En philosophie, peut-on réduire l’amour au désir ? Certainement pas, nous dit Alain Badiou dans son Eloge de l’amour. Dans cet opuscule, Badiou reprend Rimbaud et nous dit (Une saison en enfer, Délires I) : « L’amour est à réinventer, on le sait ». Mais quid du désir ? Un des terrains de prédilection de la question du désir se situe au cœur même de la sexualité, dans la logique subtile du rapport sexuel. A ce sujet, Badiou reprend Lacan qui nous explique qu’« il n’y a pas de rapport sexuel ». Que veut dire Lacan par là ? S’il n’y a pas de rapport sexuel, c’est car la sexualité ne met pas en relation. Lors d’une relation sexuelle, chaque individu demeure dans sa propre jouissance, via la médiation du corps de l’autre. Pas de rapport sexuel donc, mais un rapport avec soi-même par le truchement de l’autre. La relation sexuelle qui néanmoins n’exclut pas le désir laisse donc un vide. Et c’est l’amour, qui supplée à ce vide. Le désir, lui, s’adresse à l’autre de manière toujours un peu fétichiste. Le désir s’adresse à des seins, à des fesses, etc. L’amour, quant à lui, s’adresse à l’autre dans son intégralité. Ce qui nous intéresse dans la position philosophique de Badiou, c’est qu’il s’oppose à l’idée que l’amour ne serait qu’une illusion, que l’amour ne serait que l’oripeau du désir. Il s’agit donc de s’opposer à cette idée, rabâchée jusqu’à l’épuisement, qui fait du désir la seule chose réelle. S’opposer à cette idée qui voudrait que l’amour ne soit qu’une construction imaginaire, plaquée sur le désir sexuel. Retenons l’essentiel de la position de Badiou : le désir sexuel ainsi que son accomplissement sont la preuve matérielle, la preuve liée au corps, que l’amour est autre chose qu’une déclaration, autre chose qu’un fait de langage. Je cite Badiou « Livrer son corps, se déshabiller, être nu(e) pour l’autre, accomplir les gestes immémoriaux, renoncer à toute pudeur, crier, toute cette entrée en scène du corps vaut preuve d’un abandon à l’amour. » Dans cette perspective, c’est l’amour qui produit les effets du désir et non l’inverse. Mais je ne vous en dirais pas plus. Je ne vous dirais pas quelle philosophie de l’amour propose Alain Badiou parce que premièrement, notre sujet c’est le désir et puis, il faut vous laisser un peu frustrés et toujours curieux, enfin, désirants. Mais place à notre invitée pour tenter d’aborder toutes ces questions et même bien plus encore.   Playlist :  Ana Karina, Sous le soleil exactement Bob Dylan, One more cup of coffee Cléa Vincent, All that she wants   Animation : Anaïs et Mélanie Invitée : Mystère! Réalisation : Charlène     
]]></description><itunes:summary>
    
        
        
    

Déshabillez-moi!  Le Désir 01/05/2014 Ce soir, « Déshabillez-moi » s’attaque à un sujet brûlant : le désir. Mais, c’est promis, notre invitée, Mélanie et moi-même tenterons de déshabiller avec vous le désir avec douceur et précaution. Parce que ces choses là, c’est fragile… Alors, le désir c’est quoi ? La philosophie dit relativement peu de choses à propos de l’amour. Quand elle en parle, c’est souvent avec une certaine distance qui confinerait presque à la condescendance. Pour autant, la question de l’amour pose celle du désir mais ne peut y être réduite. Comment selon cette perspective peut-on définir le désir ? Peut-on faire une différence entre une philosophie du désir et une philosophie de l’amour ? Et si oui, quelles différences? Dès Le Banquet de Platon, désir et amour semblent se confondre. Si l’on considère Le Banquet comme une philosophie du désir, émerge immédiatement un autre concept : celui du manque. Dans la conception de Platon, désir et manque sont intimement liés. S’il n’y a pas de manque, il n’y a pas de désir. La satisfaction du désir tue le manque et par là même, le désir. L’ombre du désir se figure donc dans les notions effrayantes d’insatisfaction, de frustration et de manque. Ainsi, aborder la question du désir rend nécessaire de plonger au cœur d’une position désagréable et inconfortable, mais pour le moins paradoxale. Désirer quelque chose ou quelqu’un n’en reste pas moins une position souhaitable et souhaitée. Mais pourquoi ? Pourquoi le sujet désirant est-il une position recherchée ? Pourquoi vaudrait-il mieux désirer quelque chose ou quelqu’un plutôt que se repaitre d’une satisfaction simple et tranquille ? La question se pose et ce dès l’antiquité, avec la philosophie d’Epicure par exemple. Epicure développe la doctrine de l’ataraxie, qui définit le bonheur comme une absence de trouble et de douleur. Le secret du bonheur résiderait dans notre capacité à faire la différence entre désirs naturels et désirs non naturels, désirs nécessaires et désirs non nécessaires. Pour être heureux, il s’agit dès lors de choisir quels désirs satisfaire et de ne pas se tromper. Quoiqu’il en soit, la question du désir est solidaire de celle du bonheur. Mais alors, comment mettre de l’ordre dans nos désirs ? Comment ne pas en devenir les esclaves et comment, chemin faisant, être heureux ? Si la question du désir pose celle du bonheur et du manque, elle n’en pose pas moins, comme je le disais tout à l’heure, celle de l’amour. En philosophie, peut-on réduire l’amour au désir ? Certainement pas, nous dit Alain Badiou dans son Eloge de l’amour. Dans cet opuscule, Badiou reprend Rimbaud et nous dit (Une saison en enfer, Délires I) : « L’amour est à réinventer, on le sait ». Mais quid du désir ? Un des terrains de prédilection de la question du désir se situe au cœur même de la sexualité, dans la logique subtile du rapport sexuel. A ce sujet, Badiou reprend Lacan qui nous explique qu’« il n’y a pas de rapport sexuel ». Que veut dire Lacan par là ? S’il n’y a pas de rapport sexuel, c’est car la sexualité ne met pas en relation. Lors d’une relation sexuelle, chaque individu demeure dans sa propre jouissance, via la médiation du corps de l’autre. Pas de rapport sexuel donc, mais un rapport avec soi-même par le truchement de l’autre. La relation sexuelle qui néanmoins n’exclut pas le désir laisse donc un vide. Et c’est l’amour, qui supplée à ce vide. Le désir, lui, s’adresse à l’autre de manière toujours un peu fétichiste. Le désir s’adresse à des seins, à des fesses, etc. L’amour, quant à lui, s’adresse à l’autre dans son intégralité. Ce qui nous intéresse dans la position philosophique de Badiou, c’est qu’il s’oppose à l’idée que l’amour ne serait qu’une illusion, que l’amour ne serait que l’oripeau du désir. Il s’agit donc de s’opposer à cette idée, rabâchée jusqu’à l’épuisement, qui fait du désir la seule chose réelle. S’opposer à cette idée qui voudrait que l’amour ne soit qu’une construction imaginaire, plaquée sur le désir sexuel. Retenons l’essentiel de la position de Badiou : le désir sexuel ainsi que son accomplissement sont la preuve matérielle, la preuve liée au corps, que l’amour est autre chose qu’une déclaration, autre chose qu’un fait de langage. Je cite Badiou « Livrer son corps, se déshabiller, être nu(e) pour l’autre, accomplir les gestes immémoriaux, renoncer à toute pudeur, crier, toute cette entrée en scène du corps vaut preuve d’un abandon à l’amour. » Dans cette perspective, c’est l’amour qui produit les effets du désir et non l’inverse. Mais je ne vous en dirais pas plus. Je ne vous dirais pas quelle philosophie de l’amour propose Alain Badiou parce que premièrement, notre sujet c’est le désir et puis, il faut vous laisser un peu frustrés et toujours curieux, enfin, désirants. Mais place à notre invitée pour tenter d’aborder toutes ces questions et même bien plus encore.   Playlist :  Ana Karina, Sous le soleil exactement Bob Dylan, One more cup of coffee Cléa Vincent, All that she wants   Animation : Anaïs et Mélanie Invitée : Mystère! Réalisation : Charlène     
</itunes:summary><pubDate>Tue, 07 Oct 2014 21:42:28 +0200</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moile-de-1541cbff.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moile-de-1541cbff.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/79w-deshabillez-moile-desir</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-IvWKcqijDz.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi / 6 mars : L'éducation</title><description><![CDATA[
    
        
        
    

JEUDI 06 MARS 2014 - 20h Au fondement de toute société, il y a l’éducation. L’éducation des enfants, des adolescents, pour qu’ils deviennent des adultes, c’est-à-dire des êtres autonomes et indépendants, qui portent les valeurs et les savoirs de la société à laquelle ils appartiennent. Déjà, la question pose problème : il s’agit en effet de façonner les jeunes individus, en leur inculquant un certain nombre de règles et de valeurs, tout en leur apprenant l’autonomie. Façonner des êtres autonomes, ce n&#039;est pas chose facile. A ce premier problème vient se superposer une question : Pour quoi (en vue de quoi) éduque-t-on les jeunes gens aujourd’hui ? Quelles sont les valeurs vers lesquelles tend le système éducatif ? A l’ère du règne de la rationalité économique, de la rentabilité et de la performance à tout prix, peut-on encore apprendre aux individus à être libres ? Peut-on préserver la volonté d’égaliser les chances, censée fonder l’école de la République? Donner à chacun la chance de pouvoir se construire un avenir, de se faire une place de choix dans la société. Offrir à n’importe quel enfant, qu’il ait grandi à Montluçon, Saint Denis ou Versailles la possibilité de prendre l’ascenseur social sans se cogner la tête contre le plafond de verre. Ascenceur social – plafond de verre : deux expressions que la crise économique a rendu quasiment désuètes, à croire que l’égalité des chances n’est plus une priorité en tant de crise. L’égalisation des conditions à travers une éducation obligatoire et secondaire de qualité ne devrait-elle pas pourtant être pensée comme un des leviers de sortie de crise ? L’éducation du peuple n’est-elle pas la clé de voûte de la justice sociale ? Pourquoi et comment faut-il penser l’éducation des enfants et des jeunes adultes dans une société qui tend à la massification de la culture et des pratiques sociales ?   Animation : Mélanie et Anaïs Invité : Mystère Réalisation : Maxime 
]]></description><itunes:summary>
    
        
        
    

JEUDI 06 MARS 2014 - 20h Au fondement de toute société, il y a l’éducation. L’éducation des enfants, des adolescents, pour qu’ils deviennent des adultes, c’est-à-dire des êtres autonomes et indépendants, qui portent les valeurs et les savoirs de la société à laquelle ils appartiennent. Déjà, la question pose problème : il s’agit en effet de façonner les jeunes individus, en leur inculquant un certain nombre de règles et de valeurs, tout en leur apprenant l’autonomie. Façonner des êtres autonomes, ce n'est pas chose facile. A ce premier problème vient se superposer une question : Pour quoi (en vue de quoi) éduque-t-on les jeunes gens aujourd’hui ? Quelles sont les valeurs vers lesquelles tend le système éducatif ? A l’ère du règne de la rationalité économique, de la rentabilité et de la performance à tout prix, peut-on encore apprendre aux individus à être libres ? Peut-on préserver la volonté d’égaliser les chances, censée fonder l’école de la République? Donner à chacun la chance de pouvoir se construire un avenir, de se faire une place de choix dans la société. Offrir à n’importe quel enfant, qu’il ait grandi à Montluçon, Saint Denis ou Versailles la possibilité de prendre l’ascenseur social sans se cogner la tête contre le plafond de verre. Ascenceur social – plafond de verre : deux expressions que la crise économique a rendu quasiment désuètes, à croire que l’égalité des chances n’est plus une priorité en tant de crise. L’égalisation des conditions à travers une éducation obligatoire et secondaire de qualité ne devrait-elle pas pourtant être pensée comme un des leviers de sortie de crise ? L’éducation du peuple n’est-elle pas la clé de voûte de la justice sociale ? Pourquoi et comment faut-il penser l’éducation des enfants et des jeunes adultes dans une société qui tend à la massification de la culture et des pratiques sociales ?   Animation : Mélanie et Anaïs Invité : Mystère Réalisation : Maxime 
</itunes:summary><pubDate>Tue, 07 Oct 2014 21:39:27 +0200</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-6-ma-31257ec9.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-6-ma-31257ec9.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/6W7-deshabillez-moi-6-mars-leducation</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-Db4tH96w8J.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi...Les théories du genre!</title><description><![CDATA[
    
        
        
    

Alors que l’obscurantisme bat son plein, que l’homophobie, l’antisémitisme et les racismes en tous genres ne taisent plus leurs noms et s’affichent sans rougir dans les rues de ce pays où l’air se fait de plus en plus irrespirable, Déshabillez-moi part en croisade. Après les manifs anti-mariage pour tous, les réunions des fascisants du dimanche et ceux qui veulent s’en prendre au droit des femmes à disposer de leur corps, notre émission s’attaque au dernier cheval de bataille d’une France frileuse et rétrograde : les théories du genre. Déshabillez-moi déshabille les préjugés. Sous les vêtements, il y a le corps. Et après ? L’identité sexuelle est-elle entièrement déterminée par le sexe biologique ? Nait-on fille ou garçon ou notre genre est-il le fruit d’un travail plus ou moins silencieux d’identifications successives ? Les théories du genre ou « gender studies » s’échinent à déconstruire les identités sexuelles afin de faire le tri entre ce qui relève du déterminisme biologique et ce qui appartient à la construction sociale. Les théories du genre cherchent également à interroger et déconstruire les rapports de domination fondés sur les identités sexuelles socialement déterminées. Vous l’aurez compris, Déshabillez-moi va creuser la question du genre. Sujet d’une récente polémique, les théories du genre sont en réalité méconnues par les non-spécialistes et subissent une publicité défavorable issue d’une vulgarisation fallacieuse. Nous essaierons de comprendre pourquoi avec notre invité mystère!   Playlist :  Sylvie Vartan, Comme un garçon Charlotte Leslie, Les filles c&#039;est fait pour faire l&#039;amour Aufgang, Balkanik   Animation : Anaïs et Mélanie Réalisation : Maxime 
]]></description><itunes:summary>
    
        
        
    

Alors que l’obscurantisme bat son plein, que l’homophobie, l’antisémitisme et les racismes en tous genres ne taisent plus leurs noms et s’affichent sans rougir dans les rues de ce pays où l’air se fait de plus en plus irrespirable, Déshabillez-moi part en croisade. Après les manifs anti-mariage pour tous, les réunions des fascisants du dimanche et ceux qui veulent s’en prendre au droit des femmes à disposer de leur corps, notre émission s’attaque au dernier cheval de bataille d’une France frileuse et rétrograde : les théories du genre. Déshabillez-moi déshabille les préjugés. Sous les vêtements, il y a le corps. Et après ? L’identité sexuelle est-elle entièrement déterminée par le sexe biologique ? Nait-on fille ou garçon ou notre genre est-il le fruit d’un travail plus ou moins silencieux d’identifications successives ? Les théories du genre ou « gender studies » s’échinent à déconstruire les identités sexuelles afin de faire le tri entre ce qui relève du déterminisme biologique et ce qui appartient à la construction sociale. Les théories du genre cherchent également à interroger et déconstruire les rapports de domination fondés sur les identités sexuelles socialement déterminées. Vous l’aurez compris, Déshabillez-moi va creuser la question du genre. Sujet d’une récente polémique, les théories du genre sont en réalité méconnues par les non-spécialistes et subissent une publicité défavorable issue d’une vulgarisation fallacieuse. Nous essaierons de comprendre pourquoi avec notre invité mystère!   Playlist :  Sylvie Vartan, Comme un garçon Charlotte Leslie, Les filles c'est fait pour faire l'amour Aufgang, Balkanik   Animation : Anaïs et Mélanie Réalisation : Maxime 
</itunes:summary><pubDate>Tue, 07 Oct 2014 21:36:33 +0200</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moiles-t-2d44af08.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moiles-t-2d44af08.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/57x-deshabillez-moiles-theories-du-genre</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-Y3R07uECZx.jpg"/></item><item><title>Déshabillez-moi! Le langage</title><description><![CDATA[
    
        
        
    

Pour cette première émission, Déshabillez-moi s’est attaqué à la question particulièrement riche du langage. Comment la philosophie pense-t-elle le langage ? Que dit-elle de ce médium sans laquelle elle ne peut exister ? Comment penser la communication ainsi que ce que nous ne pouvons pas dire ? Autant de questions que nous avons posées à des passants ou des amis, sur la plage, dans la rue ou encore dans des cafés. Pour approfondir notre réflexion, nous recevons aujourd’hui Anna Taton qui nous en dira un peu plus sur elle à la fin de l’émission. Le langage permet-il d’exprimer une pensée en toute fidélité ? La parole et les mots sont-ils des actes ? Sur quoi repose notre aptitude à communiquer ? Le langage conditionne-t-il notre humanité ? Autant de questions que nous aborderons avec notre invité juste après notre reportage.       Invitée : Anna Présentation : Anaïs et Mélanie Réalisation : Thibaud 
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Pour cette première émission, Déshabillez-moi s’est attaqué à la question particulièrement riche du langage. Comment la philosophie pense-t-elle le langage ? Que dit-elle de ce médium sans laquelle elle ne peut exister ? Comment penser la communication ainsi que ce que nous ne pouvons pas dire ? Autant de questions que nous avons posées à des passants ou des amis, sur la plage, dans la rue ou encore dans des cafés. Pour approfondir notre réflexion, nous recevons aujourd’hui Anna Taton qui nous en dira un peu plus sur elle à la fin de l’émission. Le langage permet-il d’exprimer une pensée en toute fidélité ? La parole et les mots sont-ils des actes ? Sur quoi repose notre aptitude à communiquer ? Le langage conditionne-t-il notre humanité ? Autant de questions que nous aborderons avec notre invité juste après notre reportage.       Invitée : Anna Présentation : Anaïs et Mélanie Réalisation : Thibaud 
</itunes:summary><pubDate>Tue, 07 Oct 2014 21:33:51 +0200</pubDate><enclosure url="https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-le-l-597014c4.mp3" type="audio/mpeg"/><itunes:duration/><guid>https://radio-campus-paris.podcasts.another.cloud/podcasts/podcast-deshabillez-moi-le-l-597014c4.mp3</guid><link>https://www.radiocampusparis.org/emission/68n-deshabillez-moi/462-deshabillez-moi-le-langage</link><itunes:image href="https://radio-campus-paris.alticdn.com/assets/images/podcasts/podcasts-logo-JaDN1CCTIy.jpg"/></item><pubDate>Thu, 18 Jan 2018 18:20:05 +0100</pubDate></channel></rss>
